Dans le cadre des activités menées par la chambre anticorruption de la cour suprême, un atelier de sensibilisation a été tenu samedi 5 octobre dernier à Fomboni. Toutes les structures administratives de l’île ont pris part à cette réunion d’échange visant à déclencher un changement de comportement, et d’attitude des décideurs administratifs, afin d’adopter les opinions appropriées pour sauver l’économie.
Des directeurs et responsables des administrations publiques, les autorités politiques de Mohéli étaient tous invités samedi 5 octobre dernier à prendre part à une réunion de sensibilisation sur l’application de la loi contre la corruption dans le pays. Une sensibilisation qui vise, selon les organisateurs, à déclencher un changement de comportement, d’attitude des décideurs administratifs, du grand public en général, afin d’adopter les opinions appropriées pour sauver l’économie, les biens et services qui y sont associés.
« Vous êtes certainement informés que la corruption gangrène notre économie et augmente la criminalité dans le secteur, bafoue le bien être humain, ralentit le développement économique durable », a rappelé dans son discours d’ouverture Mouayad Saïd Ali, le secrétaire général du gouvernorat de Mwali. « Si je dois m’appesantir sur quelques exemples, on pourrait s’imaginer le rôle de la lutte contre la corruption dans un pays en plein chantier, d’éradiquer un mal décrié par bon nombre de pays de la région », dit-il. Et de poursuivre : « le passé nous apprend et nous en sommes déjà convaincus que la corruption freine le décollage de l’économie de notre pays. Je pourrais également parler du laisser aller, du laisser-faire sauvage, dans les administrations publiques légitimés par l’impunité, protégés par le terme ‘Yino deyi moina’».
Pour les responsables de la chambre anti-corruption, il y a un manque cruel d’études sur la formation économique et la corruption est devenue monnaie courante dans tous les secteurs. « Malgré les précédentes sensibilisations, plusieurs services continuent jusqu’alors les pratiques malsaines et font la sourde oreille », déplorent-ils. Cet atelier cherche à opérer des changements dans les habitudes et engagement dans la prise des mesures de protection de l’économie. Ainsi un modèle de fiche à remplir pour que chaque responsable déclare son patrimoine a été passée au crible.
Riwad
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