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des Comores

Lutte contre la violence faite aux femmes et aux enfants : Trois psychologues pour renforcer la lutte contre la VBG

Lutte contre la violence faite aux femmes et aux enfants : Trois psychologues pour renforcer la lutte contre la VBG © : HZK-LGDC

Le commissariat au genre avec l’appui de l’UNFPA a recruté trois psychologues pour renforcer les services d’écoute dans la prise en charge psychosociale des victimes de violences basées sur le genre, plus particulièrement dans cette période de covid-19. Ces psychologues seront installés dans les différents locaux des services d’écoute des trois îles.


Pour assister les victimes de violence, le commissariat au genre en partenariat avec l’UNFPA a fait appel à l’expertise de trois psychologues. A cette occasion une cérémonie d’installation et de prise de contact avec les consultants psychologues recrutés il y a quelques semaines, a été organisée vendredi 07 mai dernier. Ces trois psychologues des cas de violence basée sur le genre seront basées dans les locaux des services d’écoute de Ngazidja, Anjouan et Mohéli. En effet, la violence basée sur le genre est un phénomène récurrent dans le monde et le pays ne fait pas exception. C’est ainsi que le Commissariat avec l’appui de l’UNFPA a recruté les trois psychologues pour renforcer les services d’écoute dans la prise en charge psychosociale des victimes plus particulièrement en cette période de Covid-19.

 

La commissaire du genre, Mariama Hamada, fait savoir que dans le pays, ces violences étaient restées longtemps sous-estimées, malgré leur ampleur. Actuellement, grâce aux efforts de différents acteurs, ces violences commencent à être connues et publiées. Ce recrutement est un ouf de soulagement pour les victimes qui ont du mal à se relever. « C’est un grand soulagement pour nous tous car la prise en charge psychosociale a révélé pendant plusieurs années une vraie défaillance. Des recommandations ont été notifiées à l’endroit du gouvernement et nous voilà sur la concrétisation. Je suis confiante que vos efforts vont encore se multiplier pour bien orienter vos interventions », renchérit la commissaire.

 

De son côté, la coordinatrice internationale du programme UNFPA, Edith Boni-Ouattara, a expliqué que l’UNFPA veille à ce qu’il y ait zéro violence basée sur le genre d’ici 2030 dans le monde entier, c’est la raison pour laquelle cette action de prise en charge des survivants de VBG est salutaire. « Je salue l’engagement de la ministre de la santé à travers le commissariat au genre pour cette implication. Votre présence nous confirme l’engagement du gouvernement comorien d’une part à accompagner les ODD, notamment l’ODD5 pour l’équité et l’égalité des sexes, d’autre part à accompagner les engagements de l’UNFPA vis-à-vis de la population notamment pour l’atteinte des résultats transformateurs à savoir zéro décès maternels, zéro besoin non satisfait en planification familiale et zéro violence basée sur le genre y compris les mariages précoces », explique Edith Boni-Ouattara, avant de rajouter que les violences basées sur le genre est un fait mondial et aucun pays n’est épargné mais l’implication de tout un chacun est très importante pour désamorcer la situation.

 

Bien que la violence basée sur le genre mette en péril la santé, la dignité, la sécurité et l'autonomie de ses victimes, elle reste entourée d'une culture du silence. Pour ce qui est de la prise en charge des survivants de violences basées sur le genre, elle doit être holistique. « La prise en charge médicale des coups, des blessures et des viols est parfois facile à assurer et peut être pour un court temps. Alors que tous les différents types de violence laissent des séquelles psychologiques, la plupart de temps, la prise en charge psychosociale est négligée et on enregistre des cas de suicides, des dépressions et de perte de confiance de soi, chez certaines personnes suite à une quelconque violence », regrette-t-elle. 

 

Andjouza Abouheir


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