Pour lutter contre le harcèlement, l’OMS avec l’appui de l’UNICEF a organisé une réunion d’échange de deux jours, soit du mardi 27 au mercredi 28 août à Moroni. Cette réunion des acteurs clés avait pour but d’éveiller les esprits et de formuler des recommandations afin d’améliorer la prévention des abus, comme le dit si bien le slogan des Nations unies « Zéro tolérance ».
Le harcèlement sexuel, la discrimination ou encore l’abus d’autorité, des sujets fondamentaux et des fois banalisées dans le pays. Pour renforcer les capacités des acteurs clés, l’OMS a organisé ce mardi 27 août des séances à Moroni avec les agences du SNU sur le harcèlement. Cette réunion a vu la présence des organisations de la société civile, d’autres institutions et des journalistes, dans l’objectif d’éveiller les esprits de la population et de ressortir des recommandations afin d’améliorer la prévention des abus, mais également, de partager des expériences pour mieux sensibiliser à leur tour.
« L’OMS nous a conviés ici pour échanger et informer sur la prévention de l’exploitation de l’abus et harcèlement sexuel, afin de ressortir des recommandations qu’ils essayeront de prendre en considération pour prévenir les abus », rappelle Dr Nassuri Ahamada du bureau de l’OMS. Selon lui, à la fin de cette réunion, quelques recommandations seront prises en compte, comme renforcer la sensibilisation contre les violences sexuelles, continuer les émissions dans différents médias, mise en place de plusieurs comités de prévention dans chaque village qui englobera des jeunes, notables et femmes de confiance et améliorer la prise en charge médicale, psychologique et juridique, surtout sanctionner les coupables sans distinction. « Vaut mieux prévenir que guérir».
Le harcèlement a pris une ampleur considérable dans notre île. « Lors de cet atelier, je me suis rendu compte que chacun de nous a été un jour victime ou témoin de toute forme d’harcèlement sans le savoir. Les harcèlements ne sont pas que physique mais aussi mental. Dès fois, les gens ont tendance à rire sur une personne sans savoir que cet acte de moquerie pourrait l’emmener à une dépression ou stress », souligne ce conseiller chargé de la lutte contre le paludisme au niveau de l’OMS.
La chargée du suivi évaluation de la direction de lutte contre le sida, Wardat Ahmed Said explique que dans cet atelier chacun voulait dénoncer ce qui se passe dans son voisinage ou son propre vécu. « Nous nous sommes réunis pour échanger, pour la prévention et chacun a eu l’occasion de s’exprimer» Et de continuer : « nous avons vu plusieurs témoignages sur le harcèlement sexuel que subissent les enfants par rapport à leurs parents, qui sont censés les protéger » Les violences faites aux femmes et aux enfants sont omniprésentes dans notre quotidien. A savoir « dans les universités, il s’avère que certains professeurs abusent de leur autorité sur des étudiants. Dans les bureaux, des chefs harcèlent des stagiaires ou travailleuses sans oublier que 39% estimés des employés de l’ONU sont victimes d’harcèlement sexuel », insiste-t-elle. Elle ajoute : « pire encore, dans nos familles, certains ont recours à des arrangements à l’amiable, car la personne en question ne sera pas emprisonnée pour l’acte commis mais 3 mois plus tard, on le verra circuler comme si de rien n’était. J’espère que les juges appliqueront les sanctions que méritent les agresseurs ».
Notons que, d’autres sensibilisations se feront prochainement afin que chacun puisse prendre ses responsabilités et sauver des vies.
Mohamed Ali Nasra
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