La Gazette

des Comores

Lutte contre les changements climatiques : Bientôt une plateforme numérique des bases données

Lutte contre les changements climatiques : Bientôt une plateforme numérique des bases données © : HZK-LGDC

Le consortium Dayima ARAF a lancé leur projet « appui technologique numérique et développement des capacités…. ». Avec un budget de 668.060 euros, ce dernier vise à renforcer les capacités de résilience face aux changements climatiques et réduire les risques de catastrophe par l’intégration du numérique dans la gestion et l’amélioration des connaissances des ressources naturelles et l’adoption d’une agriculture intelligence d’ici trois ans.


Devant la presse, le consortium Dayima ARAF a lancé le projet intitulé « appui technologique  numérique et développement des capacités des populations rurales pour une résilience des ressources naturelles et de groupes les plus vulnérables : cas de la ressource en adoption  d’une agriculture intelligente face aux changements climatiques ». Financé à hauteur de 668 060 euros dont  600 000 euros de l’Union Européenne, ce projet a trois cibles clés à savoir les directions et les institutions impliquées dans le changement climatique, dans l’agriculture et dans l’élevage et pèche, les gens du milieu rural tels les petits paysans, les éleveurs et les  associations locales qui sont majoritairement négligées. 

Accompagné de son adjoint le Dr Abdoul Oubeididillahi et l’expert en développement  durable Kouraichi Said Hassani, le directeur du projet Aroihy Loutouf explique que ce projet consiste à renforcer les capacités de résilience face aux changements climatiques et réduire les  risques de catastrophe par l’intégration du numérique dans la gestion et l’amélioration des  connaissances des ressources naturelles et l’adoption d’une agriculture intelligence d’ici trois ans. « Avec trois objectifs spécifiques dont l’intégration du numérique dans la gestion du bassin versant et les ressources, la communication sur les enjeux et risque liés aux changements climatiques seront à améliorés dans le pays pour la première fois dans l’histoire.

Egalement, l’amélioration de la sécurité alimentaire des populations rurales vulnérables et résiliences face aux changements climatiques », souligne-t-il, en montrant que les résultats attendus d’ici trois ans est l’accessibilité d’une plateforme numérique et cybernautique des bases de données, hydrographiques et environnementales pour la première fois aux Comores. Mais également de mettre en place des modèles hydraulique et hydrologique qui seront développés pour améliorer et apporter plus de détails sur  les cartes de risques du programme AMCC. Les parties prenantes sont plus sensibles et vont adopter une gestion durable des bassins versants pour la protection des ressources en eau du territoire et les infrastructures.

Parallèlement, le projet va appliquer plutôt la science citoyenne par l’introduction dans les établissements scolaires avec l’appui des plaidoyers des organisations de la société civile. « Il sera question également de capitaliser le plan de communication du programme AMCC qui ont fait des gros travaux dans le pays. Nous allons capitaliser ces acquis et faire la visibilité  des actions y compris les actions de l’Union Européenne dans le changement climatique», explique-t-il.

Au total 16 écoles pilotes dont 8 à Ngazidja, 5 à Anjouan et 3 à Mohéli avec des critères spécifiques comme les zones d’inondation, zones d’agriculture, sècheresse… seront retenus.  « L’idée d’impliquer les écoles est une manière d’introduire l’éducation de la jeunesse dans  le changement climatique et l’environnement mais aussi d’impliquer les communautés à  mieux s’approprier l’environnement et à faire face aux effets des changements climatiques   dans leurs propres régions », précise le Dr Abdoul. 

Pour rappel, c’est dans sa volonté de sensibiliser et de mieux préparer les populations  vulnérables à la résiliences face aux changements climatiques que l’Union européenne s’est engagée à soutenir les organisations de la société civile en vue de renforcer leur rôle en tant qu’acteurs de la gouvernance et du développement au niveau national.

Andjouza Abouheir

 


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