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des Comores

Lutte contre les violences aux enfants : Deux semaines entières dédiées à la cause

Lutte contre les violences aux enfants : Deux semaines entières dédiées à la cause © : HZK-LGDC

Les Comores commémorent cette semaine la Journée mondiale de l’enfant le 20 novembre. À Moroni, à Mohéli et à Anjouan, organisations, écoles, autorités locales et partenaires se mobilisent pour sensibiliser, informer et encourager un engagement collectif contre les violences. Une série d’activités, marches, conférences, causeries et émissions médiatiques rythment ces 16 jours d’activités engagés pour la protection de l’enfant et le respect des droits humains.


Hier jeudi, dans la matinée, le Centre social Anfia Ibrahim a réuni plusieurs établissements scolaires et organisations partenaires pour une grande marche dédiée aux droits de l’enfant, à la place de l’Indépendance à Moroni, jusqu’à la place Badjanani où plusieurs discours ont été tenus dont celui du maire de la capitale Omar Mohamed. Cette initiative visait à rappeler que chaque enfant, sans distinction, « mérite un environnement sûr, protecteur et respectueux de ses droits ». C’est l’un des messages essentiels portés par les organisateurs. Selon Sitti Attoumane, représentante du Centre, « il s’agit d’une journée qu’on célèbre depuis 1983, mise en place par les Nations unies pour rappeler les droits de nos enfants puisqu’ils ont des droits comme nous tous ».

 

La veille, mercredi après-midi, l’ONG Hifadhwi avait tenu une conférence de presse pour annoncer le programme des 16 jours d’activités. En présence du conseiller politique du ministère du genre, du service d’écoute, du système des Nations unies, de l’UNICEF, de Comores Télécom partenaire historique, la présidente de l’ONG, Sitti Attoumane, a détaillé les différentes activités prévues. Cette rencontre a été l’occasion de dénoncer la hausse alarmante des cas de violences dans le pays, dont celui de Hikma, assassinée le 1er février 2024. L’ONG appelle le gouvernement à renforcer ses actions, « à passer à la vitesse supérieure ». Un appel urgent formulé face à 64 cas recensés en 2024. La présidente d’honneur de Hifadwi, Madame Rahmatou Ghoulam a rappelé que son ONG créée en 2012 pour répondre à des cas répétés de violences, travaille avec plusieurs partenaires. Elle a souligné qu’en 2017, lors de la Journée nationale de lutte contre les violences célébrée à Anjouan, le chef de l’État avait promis des sanctions exemplaires contre les agresseurs. « Une seule main ne peut pas applaudir », a-t-elle rappelé.

 

Le programme des 16 jours d’activités s’étend jusqu’au 10 décembre. À Ngazidja, la campagne est lancée par une conférence de presse à l’hôtel Retaj. Le 20 novembre, une sensibilisation aux violences et à la protection de l’environnement s’est tenue à l’école La Maison des Enfants. À Mohéli, du 21 au 26 novembre, des causeries pédagogiques dans les écoles et des caravanes dans les marchés rythment la sensibilisation. Le 27 novembre, une émission radio-télévisée consacrée aux violences est enregistrée. À Ngazidja encore, une marche traditionnelle de la société civile est prévue le 29 novembre, suivie d’un karaoké junior mettant à l’honneur la chanson engagée Narizambé de Bourguiba. Du 1er au 6 décembre, les causeries pédagogiques se poursuivent. À Anjouan, une émission radio-télévisée est enregistrée le 7 décembre, suivie d’activités dans les écoles et d’une caravane itinérante. La clôture des 16 jours se tiendra à Moroni le 10 décembre avec un théâtre-conférence et la finalisation d’un partenariat avec une association basée à Mayotte.

 

Ibnou M. Abdou

 


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