L’association de la lutte contre l’endométriose aux Comores « Ebony Magic Girl » a profité de l’occasion de la journée des droits de la femme pour sensibiliser le maximum des femmes autour de cette pathologie afin de lever les tabous des règles douloureuses et d’aider les femmes à se diagnostiquer rapidement.
« Brisons les tabous et parlons des règles, la douleur n’est jamais normale », tel est le mot du docteur Marie-Anne Nadhifou, de l’association de lutte contre l’endométriose aux Comores, antenne « Ebony Magic Girl ». Selon elle, aujourd’hui la maladie touche 1 à 2 femmes sur 10 et les Comores ne font pas exception. Cette maladie est liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Elle provoque des douleurs atroces pendant les règles et des fois peuvent subvenir lors des rapports sexuels. Les symptômes principaux sont entre autre la présence de douleurs pendant les règles ou pendant le rapport sexuel, troubles digestifs, troubles hémorragiques du cycle, fatigue chronique, douleurs urinaires.
« Ces douleurs rendent la femme invalide. Donc aujourd’hui nous saisissons cette occasion pour porter la voix de ces femmes qui souffrent en silence. D’autant plus que cette maladie est invisible et silencieuse et peut provoquer l’infertilité. Aux Comores nous avons tendance à banaliser les règles douloureuses en les rendant normales », souligne-t-elle.
Crée en 2021, sur initiative d’une femme victime de cette pathologie, l’association se veut rassurante. Selon elle, l’idée est de faire comprendre comment faire si l’on présente des symptômes de cette maladie. Et pour cela, elle est composée de médecins, de gynécologues, d’étudiants avec quelques moyens cliniques. « Il est vrai que nos moyens sont restreints mais en parler c’est déjà un pas qui peut permettre de se battre et de vouloir se diagnostiquer comme cela se fait ailleurs. Ensemble parlons de l’endométriose, écoutez nos filles et nos femmes quand elles ont mal », insiste-t-elle, avant d’ajouter que le but de l’association est d’ouvrir d’autres antennes de l’association dans les autres îles, afin de pérenniser le travail de sensibilisation et d’information sur la santé de la femme et particulièrement sur l’endométriose.
Andjouza Abouheir
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