La Gazette

des Comores

Lutte contre l’hépatite : 2022 à nos jours, le pays compte 64 cas d’hépatite B

Lutte contre l’hépatite : 2022 à nos jours, le pays compte 64 cas d’hépatite B © : HZK-LGDC

D’après l’association Sitara de 2022 à nos jours, sur 2457 personnes dépistées, 64 sont déclarées positives à l’hépatite B, soit une prévalence 2,60% de la population. Ces chiffres alarmants doivent interpeller la population sur la gravité de cette maladie.


La journée mondiale contre l’hépatite (maladie d’infection du foie) est célébrée ce dimanche 28 juillet dans le monde. Dans le pays, l’association Sitara en collaboration avec l’Ascobef a organisé dimanche dernier une journée de sensibilisation et consultation médicale gratuite (tension artérielle, contrôle de glycémie, dépistage HIV et hépatite B, contrôle du poids) à Mitsamiouli. Cette journée est l’occasion d’intensifier les efforts de lutte contre cette maladie, d’encourager l’engagement des individus, des partenaires et du grand public, ainsi que de souligner le besoin d’une riposte mondiale plus énergique. Selon les estimations actualisées de l'OMS, en 2022, 254 millions de personnes étaient atteintes d'une hépatite B et 50 millions d'une hépatite C. La moitié de la charge de l’hépatite B et de l’hépatite C chroniques concerne des personnes âgées de 30 à 54 ans, et 12% des enfants de moins de 18 ans. Les hommes représentent 58% des cas.

Aux Comores, selon le président de l’association Sitara, de 2022 à nos jours, l’association a dépisté 2457 personnes dont 64 cas positifs à l’hépatite B, soit une prévalence de 2.60% de la population. Sous le thème « il est temps d'agir », cette journée visait à sensibiliser l'opinion publique de la gravité de cette maladie. « Il est temps que les parties prenantes s'impliquent dans cette lutte en misant sur l'élaboration d'une stratégie nationale de lutte contre les hépatites virales dans le pays. Dans les autres pays, il est question de vacciner l'enfant dans les 24 h après la naissance », explique Ameldine Dachirou, président de Sitara. Et de déplorer : « les nombreuses difficultés qu'ils rencontrent dans cette lutte sont entre autre le manque des kits de dépistage, de vaccin, etc. Il est temps d'avoir des actions coopératives de tous les acteurs pour parvenir à l'immunité du pays d'ici 2030. »

Pour le coordinateur Rabiou Ismaël, le mieux est de dépister tôt afin de bénéficier du traitement et éviter la forme grave de cette pathologie. « Cette maladie se transmet de la mère à l'enfant ou dans les relations non protégées ou par contact de sang (transfusion sanguine, usage de lames etc...) » Et de poursuivre « Contre l'hépatite B, on peut se prémunir avec le vaccin. Il faut noter que ce vaccin ne peut être administré que chez ceux, n'ayant pas la maladie. Depuis 2003, la vaccination est inscrite dans les vaccins de routine chez les nouveau-nés. »  Notons que de 2022 à nos jours, l’association a sensibilisé plus de 1405 personnes dont des universitaires. À la même période, elle a dépisté 2457 personnes dont 64 cas positifs à l’hépatite B, soit une prévalence 2,60% de la population et a vacciné 275 personnes pour l’hépatite B.

Andjouza Abouheir

 


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