Ce n’est pas pour rien que l’eau est considérée par les spécialistes comme l’or blanc. Ce pseudonyme tiendrait sûrement du fait que sans elle aucune vie ne peut exister sur terre.
La préservation de cette ressource est devenue ces dernières années une question existentielle qui mobilise les leaders politiques et d’opinion les plus influents au monde. Depuis toujours, l’eau a toujours été au centre de l'activité de l’homme et sa préservation une question de principe. Le problème de l’eau aux Comores est une question qui revient sans cesse et qui ces temps-ci est plus que jamais d'actualité. Depuis des semaines, la société nationale d’exploitation des eaux (SONEDE) assoiffe la population, surtout celle de la capitale habituée malgré elle à faire le mur dans les rares pompes d’eau encore existantes dans la ville. Et cela fait déjà plus d’un mois que les habitants de la capitale et ses environs ne reçoivent aucune goutte d’eau. Depuis, la situation n’a guère évolué ou peu. Les minibus de marque asiatique devenus par la force des choses, les livreurs d’eau dans les différents quartiers de la capitale.
Cette situation cause des tensions dans les foyers quant à la fréquence de consommation de l’eau. Jusque là, boire reste à peu près acceptable, mais pour ceux qui veulent assouvir leur besoin naturel, ça devient problématique ou carrément un parcours du combattant. Soulaimane, un habitant du nord de la capitale nous raconte son malaise quand il s’agit d’aller visiter les toilettes. « J’avoue que c’est traumatisant des fois, pour aller faire mes besoins. Parfois, il faut que je me cache pour qu’on m'aperçoit par peur de ne pas être invective, surtout si j’ai le malheur d’y aller plus d’une fois dans la journée », grommelle-t-il d’un air dépité. A l’en croire cet exercice sera "bientôt rationnée" si la distribution ne revient pas à la normale.
A part les problèmes techniques de la société d'État, le problème de la distribution aux Comores surtout à Ngazidja vient en partie de l'assèchement de la nappe phréatique mais aussi d’un problème d'équité. « La prise en compte des besoins spécifiques des îles et des groupes sociaux pauvres et vulnérables dans la planification, la protection et la mise en valeur des ressources en eau” peut-on lire à l'article 5 du nouveau code de l’eau. C’est pourquoi nous disons que « nous ne connaissons la valeur de l’eau que lorsque le puits est à sec » tout est dit.
ASB
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