En ce 6 juillet 2022 qui marque le 47ème anniversaire de l’accession des Comores à l'indépendance, à Mohéli, le centre-ville de Fomboni a été occupé par des jeunes de différentes associations. L’idée vient de la Jeune chambre internationale (JCI) antenne de Mohéli et des ONGs et associations se sont associées. Plusieurs activités étaient au programme et le maire de la capitale y avait pris part.
Les Comores viennent de siffler leur 47ème bougie depuis l’accession à l'indépendance le 6 juillet 1975. A l'occasion de cette date historique et commémorative, plusieurs festivités sont organisées sur l’ensemble du territoire avec souvent la centralisation de la cérémonie officielle. Avant la pandémie de la Covid-19 et à l’époque du regretté colonel Mohamed Anrifi Moustoufa, le défilé militaire suivi du salut du drapeau à Mohéli était un impératif pour marquer l’événement dans l’île.
Cette année, rien n’a été officiellement présenté. La JCI, lors d'une journée propre à l’université des Comores site de Djando, a eu l’idée de regrouper des associations et ONGs pour fêter cette journée « car nous avions appris que rien n'a été programmé dans l’île, ce qui n’est pas concevable » s’explique un de ces jeunes. L’ASCOBEF, Afriyan Comoros, l'ONG JCI, les jeunes leaders pour la paix, l’AFCDAM (association franco comorienne pour le développement et l’amitié de Mohéli), N’goshawo, CADF (coordination des associations de Fomboni), ainsi que les écoles communautaires de Fomboni, en partenariat avec Telma ont pu embellir cette journée par des activités ludiques, traditionnelles malgré le peu de moyens.
Après l'hymne national, en présence du maire de Fomboni, Mouhaymine Ben Abdallah, accompagné de sa police municipale et la sécurité civile, différents stands ont été installés pour l’exposition des portraits chefs d’État des Comores indépendantes, mais également sensibiliser les jeunes sur l'historique de l'indépendance mais aussi la lutte contre les violences basées sur le genre et sur la protection contre le VIH-SIDA. Différents jeux étaient également au menu.
Pour le maire, le 6 juillet n'est pas une journée comme les autres « l'homme est né libre. Donc si nous avons pris notre indépendance ce jour là c'était pour marquer notre liberté » explique-t-il. L'après midi de cette même journée, un carnaval avait mobilisé plusieurs écoles et jeunes tous âges et sexes confondus. Un carnaval qui a sillonné la capitale avant de se terminer par des danses culturelles. Dans la soirée, la place de l’indépendance avait accueilli un podium qui avait enflammé les jeunes.
Riwad
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