La Gazette

des Comores

L’ouverture d’une brasserie qui fait polémique à Fomboni

L’ouverture d’une brasserie qui fait polémique à Fomboni © : HZK-LGDC

Au cœur du quartier Salamani à Fomboni, un magasin spécialisé dans la vente de boissons alcoolisées vient d’élire domicile. La population des quartiers environnants qui voit de cette ouverture à proximité des établissements scolaires, un danger pour l’avenir de leurs enfants s'y oppose. Dans un quartier où la vente des boissons alcoolisées se fait dans la discrétion, l’ouverture légale d’une brasserie selon la loi comorienne fait l’objet d’un débat houleux dans les places publiques.


 En face du CLAC (centre de lecture et d'animation culturelle) de Salamani à quelques mètres du CHRI de Fomboni, sur la route du lycée de Fomboni à côté de l'école privée Grand chantier, l’entrepreneur Chemir Kamula vient d’ouvrir samedi un magasin qui ne vend que  des boissons alcoolisées. La population n'a pas tardé à réagir. Une délégation formée des représentants des quartiers environnants (Salamani I et II, coopérant, Mouzdalifa et Midzoueni) est allée voir ce dimanche le gouverneur puis le propriétaire de la maison pour exprimer leur opposition à débit de boisson alcoolisée au cœur de la ville à une vente libre sans aucune discrétion. « Oui, ils ont une licence mais pas de cette manière », lâche un membre de cette délégation qui soutient que la loi qui autorise la vente des boissons alcoolisées dans le pays précise certaines conditions.

Le gouverneur qui s’est montré très sensible à cette problématique qui remonte jusqu’à l’assemblée nationale a sollicité qu'au-delà des boissons alcoolisées, une commission soit formée pour lutter contre la toxicomanie et le cannabis qui font rage dans l’île.

Très remonté contre la vulgarisation des boissons alcoolisées dans leur zone, cette délégation formée des oulémas, des femmes militantes de la société civile et des jeunes cadres ont rendu visite au propriétaire de la maison qui abrite le Heineken International, un groupe brassicole d’origine néerlandaise fondé en 1873 par Gerard Adriaan Heineken. Face à cette vague de colère, le locateur ne pourrait que se montrer très coopératif. Cependant, le sujet nourrit le débat dans les places publiques étant donné que la vente de ces boissons a toujours eu lieu et elle est autorisée par la loi comorienne dans un pays qui se dit musulman à 100%. La seule différence, c’est la discrétion.

Riwad

 


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