La Gazette

des Comores

L’électricité fait le yo-yo à quelques jours du ramadan

L’électricité fait le yo-yo à quelques jours du ramadan © : HZK-LGDC

Dans deux jours, les Comores à l’instar de tous les pays musulmans du monde vont entamer le mois sacré de ramadan. En cette année 1447, le quatrième pilier de l’islam est plus que jamais d’actualité en raison de l’incertitude qui plane sur la fourniture régulière de l’électricité, après plusieurs mois de coupures intempestives. Mais trois semaines après l’arrivée des nouveaux groupes électrogènes, la population attend toujours la fin des délestages.


Certes, depuis deux semaines des points d’améliorations sont à noter sur le front des coupures de l’électricité à Ngazidja plus particulièrement dans la capitale, Moroni. Il ne se passe plus une journée sans qu’un quartier de Moroni ne soit alimenté par la précieuse lumière, ne fut-ce que cinq heures de temps la journée. Si ce retour peu à peu à la normale est apprécié par la population, des questions se posent sur la régularité de la distribution de l’électricité durant le mois sacré de ramadan. Des questions essentielles dans la mesure où dès l’arrivée des 10 nouveaux groupes électrogènes, la communication du gouvernement avait promis que la situation serait rétablie en dix jours. Malheureusement, force est de constater que cela fait plus de 15 jours, et toujours pas de rétablissement de la situation.

Une situation préoccupante pour la majorité de la population et particulièrement les opérateurs économiques et les nombreux artisans dont les activités sont paralysées. « C’est inquiétant, on n’ose plus faire commande de produits carnés faute de régularité de l’électricité et si cette situation devait perdurer nos clients vont avoir du mal dans l’approvisionnement en produits carnés », s’inquiète Mohamed Abdou, un boutiquier rencontré au nord de la capitale. Cette réalité, le comorien le vit chaque jour. A moins de se déplacer directement dans les deux grands marchés de la capitale, il est de plus en plus difficile de s’approvisionner en produits carnés (viande, poulets, etc.) dans les petits magasins de quartiers, les détaillants ne font plus commande du fait de l’incertitude sur la distribution de l’électricité.

Coté population, c’est la même inquiétude. « Moi je ne suis pas sûr que la situation de l’électricité va se rétablir avant l’arrivée du mois de ramadan. Le gouvernement nous avait promis dix jours pour rétablir la situation après l’arrivée des moteurs et jusqu’maintenant rien n’a changé », se désole Saïd Bacar un habitant de Moroni Hankunu rencontré dans les rues de la capitale. Et ce dernier de rajouter « Ça sera très difficile pour la population de vivre sans électricité surtout au moment de la rupture du jeune. »

Imtiyaz


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.