La Gazette

des Comores

L’état de la route Nioumachoi-Ouallah risque d'enclaver toute une région

L’état de la route Nioumachoi-Ouallah risque d'enclaver toute une région © : HZK-LGDC

La portion de 11 kilomètres séparant Nioumachoi et Ouallah-I (Mirereni), donnant l'unique possibilité de relier la capitale Fomboni, présente un état de délabrement très avancé. Si d'ici peu rien n’est fait, c’est toute la région la plus productive de bananes au niveau de Mohéli qui sera probablement coupée du reste de l’île après les prochaines pluies.


Construite depuis l’époque du président Djohar aux années 90, la route reliant Nioumachoi et Ouallah Miréréni dans la région de Mlédjelé est impraticable. Une situation qui enclave progressivement cette région et réduit par conséquent le train d’activités économiques basées surtout sur la production des bananes. Certaines routes se construisent, d'autres comme la portion Ouallah-Miringoni bénéficient des travaux de réhabilitation par couverture de nids de poules tandis que d'autres axes linéaires continuent à se dégrader. C’est le cas de ces 11 kilomètres qui traversent la région la plus productive de bananes dans l’île. La route de l'autre côté Nioumachoi vers Wanani dans la région de Djando, pour rappel, n’étant pas du tout praticable depuis quelques années.

 

« En moyenne je fais une panne une fois toutes les deux semaines sur cette route. Si ce n’est pas un pneu qui crève, c'est une panne mécanique pourtant ma voiture est presque neuve », déplore Ankidane Ahmed chauffeur de taxi de la ligne Nioumachoi-Fomboni en passant par Ouallah. Une situation qui réduit l’économie des chauffeurs de cette zone puisqu'ils dépensent presque tout ce qu'ils gagnent pour réparer leurs engins.

 

« Un vrai cultivateur ne se laisse jamais décourager par les actes de vols. Mais il peut se décourager s'il a du mal à se rendre dans son champs », compare Ibrahim Malidé, un jeune cultivateur qui doit traverser cette route pour arriver à son lieu de travail. « Je viens à mon champ lorsque je n'ai vraiment pas le choix  car la route est difficilement praticable en voiture ou moto, et venir à pied c’est encore loin surtout si l'on veut apporter quelques chose », se plaint-il.

 

Riwad

 


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