L’ANRTIC a organisé une formation de trois jours sur la réglementation des communications électroniques aux Comores. Elle consistait à éclaircir les textes fondamentaux du secteur et regrouper des acteurs du secteur notamment des magistrats et des juristes de l’Anrtic.
Une vingtaine de personnes ont suivi une formation de trois jours sur la réglementation des communications électroniques aux Comores. Financé par la Banque Mondiale à travers le projet RCIP-4, elle avait comme objectif d’éclaircir les règles fondamentales du secteur, et sensibiliser les bénéficiaires sur les enjeux, les perspectives et les spécificités de la réglementation électronique aux Comores. « En effet, plus de dix ans écoulés depuis l’adoption de la première réglementation du secteur, n’ont pas suffi pour faire respecter les lois par les acteurs de ce secteur. L’ouverture du secteur à la concurrence en 2016 et l’apparition de nouveaux operateurs, en l’occurrence Telco et Comores Câbles, a apporté sa part de contribution à la complexité des défis à lever pour l’ANRTIC », lance Said Ahamad Mouinou, le directeur général de l’ANRTIC.
Et de préciser : « plus particulièrement, malgré des textes assez clairs sur le fonctionnement de l’écosystème des télécommunications, les cinq premières années de la concurrence ont été marquées par une multitude d’incompréhension entre les acteurs sur différents sujets. Les opérateurs peinent encore à se conformer à la loi et à leurs cahiers de charge, et un nombre important de dossiers ayant fait l’objet de conflit restent en attente de solutions. Le rôle des magistrats dans la recherche de ces solutions est capital, raison pour laquelle nous avons trouvé judicieux de demander l’appui de la Banque mondiale pour l’organisation de ce séminaire ».
Ce dernier reste convaincu que les travaux effectués au cours des trois derniers jours porteront leurs fruits, puisqu’ils auront permis de clarifier les rôles respectifs de chacune des parties prenantes que sont le gouvernement, l’autorité de régulation et les opérateurs. Il a réitéré ses remerciements à la Banque mondiale et au projet RCIP4 pour l’appui important apporté depuis plus de six ans dans le secteur. « Incontestablement, c’est grâce à ce soutien que notre pays a pu effectuer un nombre aussi important de projets de nature à transformer ce secteur au profit du développement économique et social de l’Union des Comores », conclut-il.
Andjouza Abouheir
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