La Gazette

des Comores

Malgré le boycott, le 25e anniversaire a eu lieu

Malgré le boycott, le 25e anniversaire a eu lieu © : HZK-LGDC

Les anciens ministres, ambassadeurs, amis et proches de feu Mohamed Taki Abdoulkarim, se sont donné rendez-vous à Mbeni le week-end dernier, pour le 25e anniversaire commémoratif de sa mort. La cérémonie a bel et bien réussi malgré le boycott du gouvernement qui visiblement était à Anjouan pour l'annonce officielle des candidats de la CRC aux prochaines échéances électorales.


6 novembre 1998 – 6 novembre 2023, cela fait jour pour jour 25 ans depuis la mort de l'ancien président Mohamed Taki Abdoulkarim. A cette occasion, une cérémonie de recueillement a eu lieu ce week-end à Mbeni, sa ville natale en présence d'une foule nombreuse composée d’hommes politiques, religieux et notables. Seul le gouvernement a brillé par son absence. Les hautes autorités du régime étaient à Anjouan pour la présentation officielle des candidats à l’élection présidentielle et des gouverneurs des îles de 2024.

L’ambassadeur Mohamed Ali Dia, qui parlait à la demande du grand Mufti de la République a montré qu’après 25 ans, l'estime pour Taki demeure intact dans toutes les générations. « Moi, personnellement j'ai bien appris beaucoup auprès de lui tant au niveau religieux, politique, social que coutumière », témoigne-t-il. Pour illustrer sa vision religieuse, M. Dia révèle que lorsque Taki était au pouvoir, le poste de Mufti de la République était vacant suite à la mort de l'ancien Saïd Mohamed Abdourahman depuis 1990. « Les yeux de Taki rivaient sur Cheikh Aboubacar Djamalilayle. Ce dernier qui est actuellement mufti refusait l'offre, en lui recommandant de choisir Charif Saïd Toihir Ben Saïd Maoulana », rappelle-t-il.

Les participants s’interrogeaient sur l’absence du gouvernement. Un ancien ministre dit ne pas comprendre qu’un personnage comme Mohamed Taki qui est mort dans ses fonctions, l'Etat n'organise pas une cérémonie de recueillement. « Ce n’est pas normal, il faut que ça change. On doit honorer les gens qui ont honoré notre pays », dit-il.

Pour rappel, Mohamed Taki Abdoulkarim, né le 20 février 1936 à Mbéni (Grande-Comore), est mort le 6 novembre 1998 à Moroni. Cet homme d'État comorien, était président de la République du 25 mars 1996 à sa mort. Après ses études à Madagascar puis en France où il obtient un diplôme d'ingénieur en travaux publics, il est retourné aux Comores. Juste après, Said Mohamed Cheikh le nomme responsable des travaux publics à Anjouan où il fait la connaissance d'Ahmed Abdallah Abdéremane.

Ibnou M. Abdou

 


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