La Gazette

des Comores

Marche pacifique : Hima réclame le respect des droits de la femme comorienne

Marche pacifique :  Hima réclame le respect des droits de la femme comorienne © : HZK-LGDC

« Femme, levez-vous pour vos droits », tel est le slogan de la marche du collectif Hima. Ces femmes militantes ont manifesté pour réclamer les droits de la femme. Selon elles, il est temps que la femme comorienne soit respectée et valorisée.


Le collectif des jeunes femmes Hima a battu le pavé à Moroni samedi 12 mars dernier. « Femmes, levez-vous et battez vous pour vos droits », tels sont entre autres slogans utilisés durant cette marche. Du stade Baumer jusqu'au stade d’Ajao, les participants ont exhibé des pancartes en faveur de l’égalité et des droits et demandent la fin de la maltraitance faite à l’égard de la femme. Dans la foulée, c’est la militante Sabkia qui montre que Hima lance un cri d’alarme contre les violences, l’oppression, l’inégalité.

« Nous sommes toutes là pour réclamer nos droits. Une femme aux Comores a retrouvé la mort tout simplement car son mari l’a empêchée d'être transfusée, c'est abjecte. Chaque individu doit être respecté et la femme encore plus. Nous lançons un message à nos maris, nos frères, nos pères, ne soyez pas nos ennemis. Respectons-nous et protégeons les femmes. Trop c'est trop », lance-t-elle.

Selon elle, le changement commence dès maintenant. « Il est temps qu'on soit reconnu par nos valeurs », poursuit-elle. Arfane Salim Abdou, Amina Ali ou Inzlat Mohadji et ont expliqué que cette marche est un combat pour nous tous. Le collectif Hima exige le respect. « Le féminisme ne combat pas les hommes, il combat l'inégalité entre hommes et femmes. Le féminisme comorien ne combat pas la culture ni la tradition, il combat l'isolement des femmes dans les cases définies par les hommes. Les femmes comoriennes sont plurielles, leurs droits le sont aussi », souligne-t-elle. Cette manifestation a eu lieu suite au tollé provoqué par la mort d’une femme enceinte qui avait refusé une transfusion sanguine, par crainte de désobéir à son époux hostile à la transfusion prescrite par son médecin.

Andjouza Abouheir

 


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