La Gazette

des Comores

Mdroipvili Kazambo, un réparateur de machine à coudre né

Mdroipvili Kazambo, un réparateur de machine à coudre né © : HZK-LGDC

Âgé de 89 ans, il ne se fatigue pas. Pour se faire des clients, Mdroipvili parcourt les villages de Ngazidja. Aujourd’hui, malgré son âge avancé, Mdroipvili Kazambo vit de ce métier. Bien qu’il exerce en partant à la recherche des clients, ce vieux réparateur de machine à coudre détient un atelier de réparation à Mboueni, quartier situé au centre de la capitale.


Il s’appelle Mdroipvili Kazambo et il est réparateur de machine à coudre. Âgé de 89 ans, il ne se fatigue pas. Pour se faire des clients, Monsieur Mdroipvili parcourt les villages de Ngazidja. A Chouani où nous l’avons rencontré, il était en pleine réparation d’une vielle machine à coudre. « J’ai appris ce métier vers 1951 lors d’un voyage que j’ai effectué à Djibouti », se souvient cet octogénaire montrant ainsi la passion qui le lie à ce travail qu’il exerce en toute liberté.

Aujourd’hui, malgré son âge avancé, Mdroipvili Kazambo vit de ce métier. « Je ne vis que de cette activité mais avant, j’exerçais en tant que cuisinier », dit-il. Bien qu’il travaille en partant à la recherche des clients, ce vieux réparateur de machine à coudre détient un atelier de réparation à Mboueni, quartier situé au centre de la capitale. « A un moment, je peux exercer mon activité dans un petit atelier que j’ai chez moi. Mes clients sont souvent des gens du quartier. Mais comme je me trouve ici, je suis dans l’obligation de le faire », explique-t-il en affirmant faire cela pour éviter les vas-et vient à ses clients et qu’il préfère que ce soit lui qui se déplace. Cette stratégie permet à cet octogénaire de garder une affinité avec ces clients.

En plus des machines à coudre à la main, notre interlocuteur répare aussi les machines électriques. Dans l’exercice de cette activité, Mdroipvili Kazambo laisse apparaitre sa passion à la touchée des pièces. Aujourd’hui, peu sont ceux qui s’y intéressent à cette activité ce qui n’est pas le cas pour le vieux Mdroipvili Kazambo et ce dernier ne cache pas sa volonté d’apprendre à des jeunes voulant exercer cette profession qui semble être en voie de disparition.

A.O Yazid

 


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