Le verdict est tombé samedi 19 décembre, au palais de la justice de Moroni. La Cour d’appel a confirmé Me Abdouloihabi Mohamed, bâtonnier du barreau de Moroni. « Nous devons nous mettre au travail », a régit le nouveau bâtonnier lors d’une conférence de presse organisée dans l’après-midi du samedi. Son rival Me Tadjidine compte se pourvoir en cassation devant la Cour suprême…
C’était le 14 décembre que le procureur général Soilihi Djaé avait saisi la Cour d’appel de Moroni pour « lever le quiproquo » sur l’élection du bâtonnier de l’ordre des avocats du barreau de Moroni du 22 novembre. A cet effet, ce samedi 19 décembre, la Cour d’appel de Moroni statuant en chambre de conseil, a rendu son verdict, confirmant l’élection du Conseil de l’Ordre présidé par Me Mohamed Abdouloihibi. « Désormais, nous sommes le Conseil de l’ordre des avocats du barreau de Moroni, je suis le nouveau bâtonnier », s’est enthousiasmé l’heureux élu lors d’une rencontre avec la presse dans l’après-midi de ce samedi. « Nous devons commencer à travailler, car il y a beaucoup de boulot au barreau », dit-il.
« Cette décision, dont nous saluons autant la sagesse que la justesse, confirme l’impératif pour l’ensemble de notre profession, du respect des textes de lois et de la procédure : ce fût rappelé par trois fois à l’occasion de ladite assemblée générale élective, en sa qualité d’avocat, chacun des membres du barreau de Moroni avait la possibilité de recourir, s’il le souhaite, contre l’élection du Conseil de l’ordre intervenue le 22 novembre de l’an courant à l’issue de l’assemblée générale élective convoquée par le bâtonnier sortant, Me Ibrahim Ali Mzimba », indique l’ancien président de l’île dans un communiqué.
Dans ce même document, l’on apprend qu’« aucune contestation des élections conduites par le bâtonnier sortant n’eut été formulée, ni par le procureur général de la Cour d’appel, ni par aucun des avocats membres du barreau seul le procès-verbal d’assemblée générale élective régulièrement convoquée par le bâtonnier sortant faisait foi ». Un passage qui démontre que la requête du procureur général était hors délais, et donc irrecevable.
Dans sa requête pourtant, le procureur général avait estimé que le vote par acclamation qui a bénéficié à Me Abdouloihabi, « ne correspond ni à la lettre, ni à l’esprit de la loi régissant la matière, ni même aux us, coutumes et traditions en matière d’organisation des barreaux ». Visiblement, ce n’était que de la poudre de perlimpinpin. Selon un soutien de la liste conduite par Me Tadjidine, ce dernier compte se pourvoir en cassation devant la haute juridiction, la Cour suprême.
Nassuf Ben Amad
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