La Gazette

des Comores

Meurtre d’Asmaïda : Manifestations et prières se poursuivent à Mohéli

Meurtre d’Asmaïda : Manifestations et prières se poursuivent à Mohéli © : HZK-LGDC

Après la découverte du corps sans vie d’Asmaïda Mourdane à Ouallah le dimanche 16 février, la mobilisation ne faiblit pas. Des manifestations et des prières ont été organisées pour dénoncer les violences faites aux enfants et aux femmes. Le mardi 18 février, une première marche de protestation s’est tenue à Nioumachoi. Ce mercredi 26 février, les élèves des écoles primaires et des collèges publics et privés de Ndrodroni ont, à leur tour, défilé dans les rues pour exprimer leur indignation. La veille, le mardi 25 février, une cérémonie de prières avait été organisée à Mirereni en mémoire de la jeune victime.


Deux jours après la macabre découverte du corps d’Asmaïda, une lycéenne de 17 ans, sur une plage de Ouallah Mirereni, les élèves de Nioumachoi, accompagnés de certains parents et responsables, ont parcouru les rues de la ville pour dénoncer la recrudescence des violences, des viols et des meurtres visant les enfants et des femmes dans le pays. « Nous manifestons aujourd’hui pour exprimer notre ras-le-bol face à ces actes criminels qui se multiplient. Hier, c’était Hikima à Ngazidja, aujourd’hui, c’est Asmaïda à Mwali. Malgré les campagnes de sensibilisation des ONG et les mesures annoncées par les autorités, ces crimes odieux persistent », a déclaré Mariam Ali, l’une des responsables encadrant les élèves. Elle a ajouté : « Nous appelons chacun à prendre ses responsabilités pour enrayer ces violences. Mais surtout, nous lançons un cri d’alarme aux décideurs : il est temps d’appliquer la peine de mort. »

Le mercredi 26 février, c’était au tour des élèves des écoles primaires et des collèges de Ndrodroni, où Asmaïda était scolarisée, de manifester. Accompagnés par des clubs de mères, des animateurs et collecteurs de données du comité de veille et d’alerte sur les violences basées sur le genre (VBG), ainsi que par des membres du Croissant-Rouge comorien, ils ont marché de Ndrodroni à Mirereni, où ont eu lieu, la veille, des prières de recueillement en hommage à la défunte.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, cinq suspects sont entre les mains des enquêteurs et l’affaire est en cours d’instruction. Lors d’un point de presse, le procureur de la République, Djanfar Mouhoudhoir, a assuré que le public serait tenu informé de l’évolution de l’enquête. Il a également appelé d’éventuels témoins à se manifester pour aider à faire la lumière sur ce crime. Par ailleurs, il a exhorté les parents à redoubler de vigilance quant à la sécurité de leurs enfants sur le chemin de l’école.

Riwad

 

 


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