Une situation humanitaire alarmante se déroule actuellement aux îlots de Nioumachoi, à Mohéli, où 63 migrants clandestins de nationalité congolaise ont été signalés ce samedi 16 mai 2026. Parmi eux figurent 39 hommes, 14 femmes et 17 enfants, dont le plus jeune est âgé de seulement neuf mois. Face à des conditions de survie précaires, un appel urgent à l’assistance humanitaire a été lancé par des habitants et volontaires de la région.
Selon les informations recueillies sur place, ces migrants auraient quitté la Tanzanie mercredi dernier à bord d’une embarcation pilotée par des passeurs, avec pour destination l’île comorienne de Mayotte. Après trois nuits passées en mer dans des conditions difficiles, ils auraient finalement été abandonnés aux îlots de Nioumachoi après avoir été trompés par leurs convoyeurs, qui leur auraient fait croire qu’ils étaient arrivés à Mayotte. Depuis leur arrivée, la situation ne cesse de susciter l’inquiétude. Isolés sur ces îlots, les migrants se retrouvent sans accès suffisant à l’eau potable, à la nourriture, aux soins médicaux ni à une quelconque assistance logistique. Plusieurs enfants et femmes figurent parmi les personnes les plus vulnérables, alors que les conditions de survie deviennent de plus en plus préoccupantes.
Face à cette urgence, des citoyens de Nioumachoi ainsi que des volontaires engagés dans l’aide humanitaire lancent un appel aux autorités compétentes, aux organisations non gouvernementales, ainsi qu’aux organismes nationaux et internationaux afin qu’une assistance immédiate soit apportée. L’objectif est de fournir rapidement les besoins essentiels : eau potable, vivres, soins médicaux et protection humanitaire, avant qu’un drame humain ne survienne. Ce nouvel épisode rappelle une fois de plus la récurrence des débarquements clandestins dans la région de Nioumachoi, devenue au fil des années un point d’arrivée fréquent pour des migrants en provenance de la région des Grands Lacs et de l’Afrique de l’Est.
Une situation qui continue de poser de nombreuses questions sur les réseaux de passeurs opérant dans le canal du Mozambique et sur les risques encourus par ces candidats à l’exil. Pour l’heure, la priorité demeure la survie de ces dizaines de personnes abandonnées dans des conditions extrêmement précaires, dans l’attente d’une réponse humanitaire rapide et coordonnée.
Riwad
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