Dans le cadre du projet d’accès à l’énergie solaire aux Comores (PAESC) initié par le gouvernement comorien et financé par la Banque mondiale à hauteur de prés de 18 milliards de francs comoriens, les comités de gestion des plaintes ont été officiellement installés lundi 4 décembre dernier à Fomboni. Leur rôle est de gérer et entretenir les dossiers en matière de plainte, doléance et d’incidence liés au projet. Plusieurs autorités insulaires et des responsables du projet ont été présents à la cérémonie.
Lancé officiellement le 16 juillet 2022 sous le haut patronage du chef de l’État Azali Assoumani, le projet d’accès à l’énergie photovoltaïque aux Comores d'une durée de 5 ans se trouve dans la phase de mise en place institutionnelle. Le projet prend en compte dans sa mise en œuvre, les aspects environnemental et social préalables avant les investissements lourds. C’est dans ce sens, selon Mohamed Ahmed Allaoui responsable sauvegarde sociale, que ces comités de gestion des plaintes sont mis en place avant le démarrage de grands travaux de chantier prévus au deuxième semestre de l’année prochaine.
Ce lundi 4 décembre à la salle multifonctionnelle de Fomboni, le comité communal de Moimbassa, celui de Fomboni, celui de Moilimdjini et le comité villageois de Fomboni ont été mis en place en présence des autorités insulaires et des responsables du projet. Les comités des communes des autres régions seront mis en place ultérieurement mais la priorité a été donnée à la région du centre car, selon les responsables, c’est là où la centrale sera installée. Ces comités vont bénéficier d’une formation au mois de janvier sur les méthodologies de gestion de plainte dans les normes de la Banque mondiale.
Ces comités qui vont travailler bénévolement auront donc la charge de gérer les dossiers en matière de plainte, de doléance et d’incidence. Et à la fin du premier semestre de 2024 toutes les indemnisations prévues en matière de compensation sur des terrains éventuellement occupés ou des personnes affectées par le projet dans les 3 îles seront effectuées pour que les grands travaux puissent démarrer. Pour rappel ce projet prévoit de fournir une énergie verte de 6 mégawatt à Ngazidja, 2 mégawatt à Ndzouani et 1 mégawatt à Mwali, qui seront synchronisées avec l’énergie fossile fournie par les groupes électrogènes pour espérer sortir le pays de l’obscurité.
Riwad
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