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des Comores

Modernisation du laboratoire de Travaux publics / Retour de la mort à la vie ?

Modernisation du laboratoire de Travaux publics / Retour de la mort à la vie ? © : HZK-LGDC

Le laboratoire des travaux publics fait le bilan d’entre 2017 et 2019. Les travaux d’expertise confiés à la société et le système de numérisation dont elle s’est dotée en sont entre autres les points saillants.


Le laboratoire national des Travaux publics a tenu jeudi dernier une conférence de presse pour présenter le bilan général des trois années écoulées, soit 2017, 2018 et 2019. L’occasion pour le staff de présenter les nouveaux dispositifs qui seront mis en application au cours de l’année 2020, à l’exemple des suivis et contrôles de tous travaux de bâtiment au niveau national et contrôle de tout matériel de construction entrant au pays. 

Le directeur du laboratoire a commencé par montrer l’état de la société d’État pendant l’année 2017 ainsi les failles qui, selon lui, avaient pénalisé la boite. « A ma prise de fonction en 2017, la situation au laboratoire des travaux publics ne répondait pas aux normes d’une société par l’absence de matériels, de personnels et de budget », devait-il rappeler, avant d’ajouter qu’aujourd’hui, le laboratoire est doté de missions d’expertise et d’un système de numérisation.

Ces nouvelles missions à même de redonner un peu de couleur à l’existence de la société sont octroyées par un arrêté ministériel qui date de décembre dernier. « Le laboratoire est le seul habilité à exécuter pour le compte des administrations et établissements de l’État, des collectivités  publiques, des sociétés privées travaillant pour le comptes de l’État, les essais, études et recherches concernant les sols et les matériaux de constructions dans les domaines de génie civile.

Et à ce titre, il délivre un certificat de validité  pour toutes les études et contrôles effectués sur le territoire de l’Union des Comores qui comprend « la géotechnique et mécanique des sols, études et contrôle géotechnique des routes, ouvrages et bâtiments, recherches et expérimentation des nouveaux matériaux » lit-on dans ce document.

Le patron du laboratoire étale les quelques travaux d’expertise qu’il a faits depuis sa nomination. Dans sa liste, les voiries de Hahaya-Mitsamihouli, Volo-Volo, Oasis mais aussi à Anjouan. « Nous visons aujourd’hui à une numérisation cartographiée qui permettra au constructeur de savoir les emplacements appropriés pour la mise en œuvre de la construction en général », annonce-t-il.

Il est à noter que l’année 2018-2019 a laissé des marges et a permis à la société de « se distinguer » et de se doter d’une « performance » qui sera mise en place et permettra au laboratoire d’assurer le suivi et le contrôle de toutes activités de construction et de planification des voiries. Outre Ngazidja où se trouve le siège, un laboratoire sera ouvert à Mohéli comme à Anjouan.

Autres perspectives, l’entreprise vise un investissement de 1 milliard 400 millions de francs comoriens rien que pour l’année 2020. A cet effet le directeur général invite les entreprises nationales à s’associer au laboratoire pour mieux cerner les travaux afin d’éviter la construction des bâtiments en dehors de tout contrôle technique.

Andjouza Abouheir

 


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