La Gazette

des Comores

Moroni, division politique sur fond de meetings interposés

Moroni, division politique sur fond de meetings interposés © : HZK-LGDC

C’est une situation ubuesque. C’est une guerre de salive qui secoue la Mairie de la capitale depuis des jours. En cause, un projet de la commune qui vise à déplacer les vendeurs de brochettes sur l’espace publique vers la baie de Kalaweni. Une décision qui a du mal à passer pour certains, notamment ceux qui exercent au lieu-dit Rive Gauche.


Tout serait parti de l’arrêté 23-027/CM/M du 29 avril dernier qui stipule en son article 1 que « Toutes les activités de préparation et de vente de brochettes sur les voies et espaces publiques dans la commune de Moroni sont regroupées à la place « Kalaweni », site commercial nouvellement aménagé et ouvert au public ». Un arrêté qui a du mal à passer auprès de certains, notamment les vendeurs de la Rive Gauche. Les opposants à ce projet craignent une volonté du Maire de la capitale de s’accaparer de ce terrain obtenu après des longues batailles qui ont vu du sang versé selon Nourdine Ali Himidi jeune de Magoudjou opposant farouche du projet de déplacement. « Nous nous sommes battus pour obtenir ce terrain au prix de notre sang. Que ceux qui veulent nous le prendre sachent qu’ils doivent passer sur nos corps d’abord », clame-t-il lors d’un meeting regroupant les habitants du nord de la capitale au stade de Basket de Magoudjou.

Prenant part à cet évènement, Jean Mone Ahmed, a tenu à rappeler quant à lui que tout ce que l’édile de la capitale a entrepris depuis qu’il est en poste, il le fait sans le consentement du conseil municipal. « Je tiens à rappeler aux habitants de la capitale, que tout ce que Fatah fait, il le fait sans aucun mandat ni de quartier ni du conseil municipal, c’est par rapport à sa propre volonté ou peut être avec ceux qu’il prétend qu’ils le soutiennent », avance l’ancien adjoint à la Mairie de Moroni.

De son côté, la Mairie par la voix de son porte-parole a tenu à tirer les choses au clair après la réunion de concertation qui a réuni plusieurs autorités de la capitale dont l’ancien ministre de l’intérieur Mohamed Daoudou pourtant opposant du maire de la capitale « Nous nous réjouissons de la venue de la population de Moroni qui a répondu massivement à l’appel du Maire, ce qui montre qu’elle adhère au projet du bureau communal », dit-il. Et ce dernier de continuer : « Nous sommes venus pour écouter, et maintenant le bureau communal et le conseil vont réfléchir ensemble sur comment matérialiser les propositions faites par les riverains ».

Amir Bedja, conseiller et soutien du Maire Abdoulfatah Saïd a fait savoir que «  Le temps des paroles est révolu, nous sommes là pour faire avancer la capitale dans le dialogue en faveur des habitants ». Si la situation semble calme, la mise en application de cet arrêté sous quinzaine « Le présent arrêté prend effet, sous quinzaine, à compter de sa date de signature, sera publié et communiqué partout oû besoin sera » risque-t-elle d’envenimer les choses. L’avenir nous le dira.

ASB

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.