Samedi dernier, lors du compte rendu du conseil des ministres du 18 décembre, le ministre en charge de l’énergie, Houmed Msaidie soulève un débat sur la privatisation d’une partie ou de la totalité des services des sociétés d’État notamment la Sonelec. Le ministre trouve qu'il est temps d’ouvrir le débat.
« Le débat sur la privatisation d’une partie ou de la totalité des services des sociétés d’État dont Sonelec doit être posé ». Ce sont des propos que Houmed Msaidie a tenus lors du compte rendu du conseil des ministres du 18 décembre dernier. Une occasion pour le ministre en charge de l’énergie de revenir sur les délestages observés ces derniers temps dans la capitale. Et le ministre d’épingler la SONELEC. « Les difficultés liées à la fourniture de l’électricité ces derniers temps sont dus à des câbles défaillants qui ne supportaient pas la charge de l’électricité. Heureusement, les Émirats Arabes Unis nous ont offert des groupes et ont envoyé des techniciens pour les mettre en marche. Contre toute attente, les techniciens comoriens n’ont pas accompagné le processus. Ils s’attendaient à ce que les techniciens d’Abu Dhabi fassent tous les travaux », déplore Houmed Msaidie.
Ce dernier, regrette l’attitude des ingénieurs comoriens qui sont restés passifs tout au long du processus. « Les ingénieurs de la Sonelec devaient accompagner les travaux, faire une expertise locale sur les différents équipements et relever toutes les éventuelles défaillances. Mais ce n’était pas le cas », poursuit-il, avant de rappeler que « il ne faut surtout pas oublier que les ingénieurs étrangers vont partir ». « Nous avons un sérieux problème de gestion dans la société », poursuit-il tout en assurant que les moteurs ne font l’objet d’aucun dysfonctionnement et que des techniciens émiratis sont actuellement en train de procéder aux changements des câbles défaillants.
Au cours de ce face à face avec la presse, le ministre en charge de l’énergie était aussi interrogé sur le changement de tête au Bureau Géologique des Comores. Et Msaidie n’est pas passé par 4 chemins. « C’était des propos déplacés qui n’honorent pas la personne qui les a tenus et qui ont été la source de ce changement. Vous étiez nombreux à vous indigner pour ces propos mais aussi certains ne cessent de nous lamenter du retard pris pour le changement », se désole t il.
Ibnou M. Abdou
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