Le pays a célébré hier 17 juin, le premier jour de l’an musulman 1448 de l’Hégire. Cette commémoration religieuse a mobilisé les autorités, les oulémas, les Madrassa et les fidèles à travers l’ensemble du territoire national. La veille, une cérémonie officielle présidée par le chef de l’État, a réuni plusieurs personnalités à la Place de l’Indépendance à Moroni pour marquer cet événement placé sous le signe de la paix et de l’unité.
À cette occasion, plusieurs manifestations religieuses et culturelles ont été organisées dans les différentes régions du pays afin de marquer cette fête du calendrier islamique. La cérémonie officielle s’est tenue mardi 16 juin à la Place de l’Indépendance, à Moroni, sous la présidence du chef de l’État, Azali Assoumani. Plusieurs membres du gouvernement, le Mufti, des autorités religieuses ainsi que de nombreux fidèles ont répondu présents à cette rencontre marquant la fin de l’année 1447 et l’entrée dans la nouvelle année. Après la lecture de la sourate Yassine et des invocations dédiées à la clôture de l’année écoulée et à l’accueil de la nouvelle année, le notable et porte-parole de Moroni, Ali Soibri, a prononcé le mot de bienvenue. Il a remercié les organisateurs pour leurs efforts et a rappelé l’importance de cette célébration dans l’histoire du pays. Selon lui, la population doit accorder à cette fête religieuse toute la considération qu’elle mérite. Il a estimé qu’il est essentiel de transmettre cet héritage spirituel et culturel aux générations futures afin de préserver l’identité religieuse de la nation.
La cérémonie s’est poursuivie par la lecture de la Wassila par des représentants des quatre îles de l’archipel. Prenant ensuite la parole, le président de la République a mis l’accent sur les valeurs de paix, de stabilité et de responsabilité collective. « Il faut bien éduquer nos enfants afin que nous puissions préserver la paix et la stabilité dans notre pays », a insisté Azali Assoumani. Il a également appelé chaque citoyen à assumer sa part de responsabilité dans la préservation de la cohésion nationale. « Nous sommes tous responsables et il faut multiplier les prières avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il ajouté. Mercredi matin, dès la prière de l’aube, les fidèles se sont dirigés vers les mosquées pour participer aux cérémonies religieuses organisées à travers le pays. Le président Azali a pris part aux prières à la mosquée de Badjanani.
À l’issue des offices religieux, plusieurs activités ont été organisées dans les régions. À Mavingouni, les Madrassa de Bambao Ya Djou se sont réunies sur la place publique pour célébrer l’événement. Une mobilisation similaire a été observée à Bahani, où les écoles coraniques de la région d’Itsandra Ya Djou se sont retrouvées pour l’occasion. À Mbeni, les fidèles se sont rassemblés à la grande mosquée. Après la lecture des invocations du Nouvel An, l’ancien cadi Saïd Ahmed Mouhydine a appelé les responsables du pays à faire preuve de responsabilité face aux défis actuels. Des défilés et rassemblements populaires se sont poursuivies dans la capitale ainsi que dans l’ensemble de l’archipel, témoignant de l’attachement des Comoriens à cette importante célébration religieuse.
Ibnou M. Abdou
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC