Dans le cadre du projet post-Kenneth, une réunion de sensibilisation des parties prenantes sur l'avancement des études de faisabilité pour la construction d’une digue à Djoiezi s'est tenue jeudi 1er juin au foyer de cette localité. La communauté a validé le rapport d’études présenté et se dit satisfaite du travail réalisé par le bureau d'études. La protection du littoral de Djoiezi par un mur en béton et ou une digue avec épi en bois sont les solutions proposées pour protéger la ville contre les menaces de la mer.
Dans la composante infrastructures routières et protection des zones côtières du projet post-Kenneth qui consiste à reconstruire le pays suite au passage en avril 2019 du cyclone tropical Kenneth, une réunion de sensibilisation a eu lieu au foyer de Djoiezi jeudi 1er juin dernier. Avaient pris part à cette réunion, le secrétaire général du ministère de l'aménagement du territoire, des représentants de la Banque mondiale (bailleur de fonds du projet), le Directeur général de l'aménagement du territoire, la communauté de Djoiezi, les préfets et autres personnalités. L'ordre du jour portait sur la présentation des études réalisées en vue de protéger la localité de Djoiezi en proie à la montée des eaux de mer.
Deux solutions ont été proposées lors de cette réunion technique. La première consiste en la protection du littoral à l'aide d'un mur de 6 mètres de hauteur en béton armé le long du littoral. La deuxième option est une digue avec épis en bois qui aura pour objectif de retenir le sable pour qu'il ne soit pas transporté par la mer. « Dans le premier scénario, le mur en béton sera étendu tout le long de la côte. Mais nous avons jugé nécessaire de le découper à chaque 60 mètres de longueur afin d'évacuer les eaux de pluie de la ville. Ce système sera suivi d'une installation des brises lames un peu plus haut à 100 mètre du côté de la plage » a expliqué un membre du bureau d'études chargé du dossier. La première solution est jugé trop chère selon les responsables du dossier par rapport à la deuxième. Mais tenant compte des réactions des uns et des autres, il semblerait que c'est la meilleure solution pour protéger Djoiezi.
Toutefois certaines modifications techniques seront sollicitées. « Certes il y a des villages aux Comores qui ont construit des digues avec épi en bois et ça marche, mais chaque zone côtière a ses spécificités géomorphologiques. À Djoiezi nous avons l'un des plus grands plateaux récifaux de Moheli. Ce qui permet à la mer de gagner du terrain chaque jour » explique Mohamed Mindhiri, environnementaliste de Djoiezi. Les habitants de Djoiezi semblent en tout cas satisfaits des études réalisées. Ces mêmes études seront également proposées à Nioumachoi pour les mêmes objectifs. 200 villages situés dans la zone côtière des Comores sont à la merci de la mer. Mais le site de Foumbuni à Ngazidja, Djoiezi, Nioumachoi à Mwali, et Ouani à Ndzouani ont été identifiés dans le but d’y construire des digues de protection. Ce projet rentre dans le cadre du projet d’aménagement côtier, issu du projet post-Kenneth.
Riwad
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