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des Comores

Médias / Les journalistes demandent l’hospitalisation d’Oubeid Mchangama

Médias /  Les journalistes demandent l’hospitalisation d’Oubeid Mchangama © : HZK-LGDC

Des journalistes se sont rassemblés hier mardi à la place de l’indépendance pour demander la libération des journalistes Abdallah Abdou Hassan et Oubeid Mchangama et par la même occasion défendre la liberté d’expression sérieusement mis à mal dans le pays ces derniers temps. Un message imprévu a dû être délivré hier au cours du rassemblement : la demande d’hospitalisation du jeune Oubeidillah Mchangama qui souffre depuis dimanche dernier d’atroces douleurs abdominales. Il n’a toujours pas vu un médecin.


Malgré un courrier envoyé par le préfet de Moroni interdisant aux journalistes de tenir un rassemblement ce 12 mars, des journalistes et autres amis de la presse ont tenu à braver cet interdit et l’ont tenu devant le Conseil de l’île. Véritable opération coup de poing qui aura duré une dizaine de minutes, tant la crainte de se faire arrêter était grande, les journalistes avaient deux principaux messages.

 

« Demander la libération de Abdallah Abdou Hassani et Oubeid Mchangama, incarcérés depuis un mois sans qu’ils aient été présentés à un juge » en est le premier. Ainsi sur les affiches on pouvait lire: « Pas touche à ma liberté d’expression» ou  encore  « libérez Agwa et Oubeidillah ».

 

Le principal (et deuxième) message qui s’est invité dans le rassemblement parce qu’imprévu est la demande faite aux autorités judiciaires et pénitentiaires d’autoriser le jeune Oubeid à aller se faire soigner en milieu hospitalier. Celui-ci souffre depuis dimanche de douleurs abdominales et de ballonnements. Faïza Soulé Youssouf, journaliste à la Gazette des Comores s’est focalisée lors de sa courte allocution sur l’état de santé de notre jeune confrère. « Nous avons voulu lui rendre visite en prison mais nous n’avons pas pu car celui-ci perclus de douleurs n’a pas pu quitter sa cellule pour venir nous voir au parloir » a-t-elle fait savoir. « La santé de notre collègue Oubeid est sérieusement préoccupante heureusement que le docteur Chakour, gynécologue emprisonné depuis août dernier assure un minimum de suivi sinon peut-être le pire serait arrivé », a-t-elle martelé.

 

Les journalistes en appellent aux autorités judiciaires pour faire en sorte que Oubeid soit transféré dans un centre hospitalier pour être soigné car selon Faïza Soulé Youssouf, « sa place n'est absolument pas en prison ».

 

De son côté, Mouanlim Gache, journaliste de la radio RTMC s’est étalé sur l'état de santé d’Oubeidillah Mchangama qui nécessite des soins de manière urgente. « Notre confrère doit être soigné dans les meilleurs délais sinon il risque de perdre sa vie dans les jours qui viennent », dit-il, tout en implorant les autorités comoriennes de secourir le prisonnier malade. « Nous ne sommes pas là pour faire de longs discours, tout ce que nous demandons c’est une autorisation d’hospitalisation de Oubeid mais aussi la libération de nos confrères pour qu’ils puissent retrouver leurs familles », conclut-il.

 

A l’heure où nous mettions sous presse, Oubeidillah Mchangama était toujours à la maison d’arrêt. Hier, loin de voir un médecin c’est un infirmier qui l’a consulté.

 

Tous ceux qui passent en prison souffrent de différentes troubles intestinaux à divers stades de gravité, dus notamment à l’insalubrité des lieux.

 

Kamal Gamal

 

 


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