Neufs journalistes des différents medias comoriens sont formés pour le journalisme du web. En place pour partager les connaissances avec les journalistes locaux Laurent Bigot, formateur, journaliste et maitre de conférences à l’Ecole Publique de Journalisme de Tours (EPJT) et membre volontaire de l’association Action Médias Francophones (AMF). Pendant près d’une semaine, les participants en ont appris entre autres les moyens de discerner la vraie de la fausse information, la mise en page d’un article web et l’impact du numérique dans le domaine de l’information.
Une formation sur le journalisme web a lieu à Moroni depuis le lundi 04 novembre dernier. En tout, neuf journalistes des différents organes ont bénéficié de ce savoir initié par l’association Action Médias Francophones (AMF). Cette dernière qui dure une semaine vise au renforcement des capacités des journalistes dans le numérique en les dotant d’autres performances dans ce secteur comme la mise en page d’un article web, comprendre le fact-checking, l’internet et les fondamentaux du journalisme. Une bonne pratique car la numérisation au Comores se fait, de nos jours, en permanence, l’information est à la portée de tous via les réseaux sociaux comme facebook, twitter et autres sites internet.
C’est dans cette lancée que cette formation a été initiée, le journaliste web doit être optimisé en renforçant le site web pour la reproduction des contenus de qualité tout en s’appuyant sur des mots clés et les liens et pour éviter le plagiat et la prise de certaines informations sans droit d’auteur tout comme les autres formes de journaux, presse écrite ou audiovisuel.
Laurent Bigot, formateur, journaliste et maitre de conférences à l’Ecole Publique de Journalisme de Tours (EPJT), voit en cette formation un moyen d’inculquer à ces jeunes épris de journalisme une autre forme qui est le numérique afin de les rendre performants. « Je me dis qu’avec les enseignements et ceux de mes collègues, les journalistes comoriens vont pouvoir un jour profiter de la liberté de la presse pour créer des sites plus libres et créer des rubriques avec des contenus plus solides sans pour autant avoir cette peur de mal faire ou d’avoir des difficultés au cours de leur exercice », déclare-t-il.
Il est à rappeler que ce n’est pas la première fois que l’AMF donne une formation aux journalistes comoriens. Cette association ne cesse de contribuer pour plus d’accès et de renforcement des journalistes de la région Océan Indien et du continent africain notamment une formation sur la couverture électorale lors des élections précédentes. Laurent Bigot explique que cette formation, appuyée par le Fonds de Solidarité Prioritaire Innovent (FCPI) du ministère des Affaires Etrangères Français en partenariat avec l’Ambassade de France à Moroni, s’inscrit dans le processus d’organisation du circuit des marchés des medias sur tous les aspects.
Heureux de participer à cette formation, les stagiaires estiment que celle-ci répond à leurs attentes. « La formation est bénéfique, en tant qu’informaticienne de l’ORTC, il y a des choses que j’ignorais et maintenant je peux dire que le savoir que j’ai reçu sera mis en application avec les normes du web », montre Saandia Ali, informaticienne à l’ORTC. Mêmes propos pour Ali Tahmir, graphiste à Alfajr et journaliste de formation, qui dit avoir appris l’essentiel notamment le décryptage. « Aujourd’hui, je suis apte de tirer la bonne et la mauvaise information », dit-il. Vers la fin de cette formation, les participants auront le devoir de produire, en allant sur le terrain, des articles plus pratiques pour le web avec toutes les normes acquises en ces jours de formation. Au même moment, d’autres formations sont dispensées comme celle des journalistes sportifs mais aussi une formation des formateurs.
Andjouza Abouheir
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