La Gazette

des Comores

Naufrage du navire Sima B au large de Mohéli : 96% du carburant récupéré

Naufrage du navire Sima B au large de Mohéli : 96% du carburant récupéré © : HZK-LGDC

La cellule de crise, mise en place après l’accident du navire Sima B au large de Bandar es Salam à Mohéli, a publié un communiqué le vendredi 18 octobre, démentant toute fuite de carburant en mer. Le communiqué précise que les opérations de récupération du gasoil transporté par le navire se sont poursuivies jusqu'à tard dans la nuit du samedi. D’autres sources précisent que plus de 96% du stock a pu être sauvé. Cependant, malgré ces efforts, le bateau a échoué à nouveau sur les rochers après avoir été emporté par les courants.


Selon le communiqué officiel, l’incident s'est produit le mardi 15 octobre 2024, lorsque le navire Sima B a rencontré une panne technique alors qu'il transportait 72 000 litres de gasoil appartenant à la Société Comorienne des Hydrocarbures de Mohéli. Le navire s’est échoué entre Bandar es Salam et Djoiezi. La cellule de crise assure que « toutes les mesures nécessaires ont été prises pour garantir la sécurité des habitants », tout en précisant qu’aucun hydrocarbure ne s’est déversé dans la mer, contredisant ainsi certaines informations relayées dans les médias.

D’autres sources ajoutent que 96% du gasoil a été transféré en toute sécurité vers le port de Bangoma, grâce à l'intervention rapide des équipes, utilisant des iso tanks pour transporter le carburant jusqu’au dépôt de la Société des Hydrocarbures. Toutefois, une partie du carburant restée dans les ballasts, mélangée à de l’eau, a été stockée au port de Bangoma en attendant une décision sur son traitement. Malgré ces efforts, le Sima B, désormais vidé de son contenu, n’a pas pu être stabilisé. Le navire a été de nouveau emporté par les courants avant d’échouer sur les rochers, compliquant davantage les opérations de sauvetage.

Des doutes subsistent cependant concernant une partie du carburant. Lors de notre visite sur place après le premier échouage, les membres d’équipage avaient mentionné que le ballast avait été gravement endommagé, laissant échapper une quantité importante de carburant. Selon certaines sources, 27 mètres cubes de gasoil auraient fuité lors de l’accident. Cependant, la cellule de crise nie toute fuite. Qu’est-il advenu des 4% restants, soit environ 2 880 litres ? A-t-il été absorbé par le barrage flottant anti-pollution déployé sur les lieux, ou s'est-il volatilisé dans l’atmosphère ? Pour l'instant, ces questions restent sans réponse, ajoutant une couche de mystère à cet accident maritime déjà complexe. L'attention se porte maintenant sur les efforts de sauvetage et sur les mesures environnementales à mettre en œuvre pour éviter toute catastrophe écologique majeure dans les eaux de Mohéli, l’île biosphère.

Riwad

 


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