La Gazette

des Comores

Naufrage d’un Kwassa : Huit morts

Naufrage d’un Kwassa : Huit morts © : HZK-LGDC

Encore un drame au large de Mayotte. Dans la nuit du 28 août dernier, un kwassa-kwassa, avec à son bord plusieurs personnes, a chaviré. L’embarcation avait quitté Anjouan et espérait rejoindre l’île de Mayotte.


Un éternel recommencement et toujours ceux qui pleuraient leur proches, reprennent la même voie sans se rappeler de ces morts. Une embarcation de fortune a fait naufrage dans la nuit du 28 août dernier au large de Mayotte. Parmi les victimes, un adolescent de 12 ans et une jeune mariée de 19 ans. Selon nos informations, cette jeune mariée se rendait à Mayotte pour rejoindre son époux. « Trois corps, originaires de Domoni ont été identifiés. Aucun survivant.  D’autres corps sont encore portés disparus », nous a confié une source de la gendarmerie.

Ce drame laisse un sentiment d'incompréhension. A qui la faute ? Cette question se pose inévitablement lorsqu'on lit l'essai d'Anissi Chamsidine intitulé « Nisi suali yi ntsi », ceci n'est pas une réponse. Dans cet ouvrage, il dénonce la façon dont une partie de la population est systématiquement marginalisée et poussée vers l'autre île, et « accuse parallèlement la France d'être responsable de cette situation. Pourtant, certains pointent du doigt les dirigeants comoriens, qui semblent fuir leur véritable responsabilité ».

Ce cercle vicieux de douleur et de désespoir semble interminable. Les Comoriens restent impuissants, condamnés à subir les conséquences de décennies de négligence et d'injustice. Il est difficile de trouver une réponse claire à cette question de culpabilité. Une chose est certaine, la population comorienne est la première victime de cette situation qui perdure depuis l’instauration du visa Balladur à l’entrée de l’île comorienne de Mayotte en violation du droit international. Notons que l'ancien gouverneur de l'île d'Anjouan, avait initié un projet à Nyoumakélé visant à bâtir un lieu de recueillement pour se souvenir des milliers de morts qui font de ce bras de mer entre Anjouan et Mayotte le plus grand cimetière marin de l’Océan indien.  

Younès

 


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