La Gazette

des Comores

Nazra Said Hassani a manqué deux auditions la semaine dernière

Nazra Said Hassani a manqué deux auditions la semaine dernière © : HZK-LGDC

Le juge d’instruction avait cherché à l’entendre deux fois la semaine dernière, mais la mise en cause, enceinte et détenue à la prison de Moroni, lui a posé un lapin à deux reprises.


Poursuivie dans une affaire d’arnaque de type Ponzi, Nazra Said Hassani devait être entendue par le juge d’instruction le 3 puis le 5 mai derniers, mais rien ne s’est passé comme prévu. Selon nos informations, la mise en cause, enceinte, aurait évoqué des raisons de santé pour justifier son « incapacité » à se présenter devant le juge. Jusqu’à ce jour, nous ignorons si le juge a programmé ou non un autre rendez-vous dans cette affaire qui a emporté l’ex commandant de la gendarmerie nationale, reproché d’avoir refusé de valider les procès-verbaux issus des séances d’interrogatoires menées par le service de renseignement, qui a interrogé le premier Mme Nazra.

 

C’était le mercredi 5 avril dernier que Nazra Saïd Hassani est arrivée aux Comores après avoir été arrêtée à l’aéroport de Madagascar. Elle est suspectée d’être au cœur d’une vaste opération d’arnaque de type Ponzi dont les préjudices sont estimés à plusieurs milliards de nos francs. Elle avait réussi à quitter le pays sous une fausse identité avec la complicité de quelques responsables au sein de la police. C’est sa date de naissance qui aurait permis aux enquêteurs du service de renseignement comorien de l’identifier et de la faire arrêter à sa descente de l’avion à l’aéroport d’Antananarivo.

 

Dans la foulée, le chef de l’État Azali Assoumani a démis de ses fonctions le directeur de la police. Le 15 avril, huit personnes sont placées en détention provisoire à la maison d’arrêt de Moroni. Parmi elles, l’agent comptable principal de Comores Telecom et le receveur central du service des impôts. Ce beau monde est poursuivi pour faux et usage des faux documents administratifs, et complicité ; corruption ; escroquerie financière ; association de malfaiteurs ; abus de fonction ; atteinte aux biens publics ; détournement des fonds publics pour ne citer que ces chefs d’accusations.

 

Andjouza Abouheir

 

 


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