La Gazette

des Comores

Nicolas M’madi se justifie sur les sanctions prises contre ses laborantins

Nicolas M’madi se justifie sur les sanctions prises contre ses laborantins © : HZK-LGDC

La direction d’El-maarouf a convié la presse ce mardi 20 octobre pour échanger et voir comment travailler ensemble pour le partage des informations. L’occasion pour Nicolas M’madi Taki de faire le tour sur les sanctions infligées à certains de ses agents ces derniers temps. Il évoque le code du travail pour tenter de justifier ses décisions controversées.


Dans une rencontre avec la presse hier mardi 20 octobre, le directeur général d’El-maarouf a montré son intention de se rapprocher de la presse « afin de tisser de bonnes relations et travailler dans les meilleures conditions ». C’était l’occasion pour Nicolas M’madi Taki de faire le tour sur les sanctions infligées ces derniers temps à certains agents d’El-marouf. Et selon lui, tout a commencé lorsque le gouvernement a eu l’idée de mettre en place un GeneXprt à Samba Kouni. « Certains agents ont refusé d’utiliser la plateforme en exigeant un poste sécuritaire microbiologique. Cet équipement n’était pas nécessaire. Les agents ont tenu tête et ont été suspendus », explique-t-il. 

 

Pour protester contre la suspension de trois fonctionnaires, des agents du service laboratoire ont voulu faire pression afin que les sanctions soient levées mais en vain. La semaine précédant la grève, le chef du personnel du laboratoire, la Major chargée des ressources  humaines a été sollicitée pour l’organisation du service minimum et a refusé. Ce qui lui a valu une suspension. « Le refus total de coopérer est un manquement à ses missions de responsable indépendant. Cette décision a fait que je l’ai mise à la disposition du ministère de la santé », indique-t-il, tout en rajoutant que « dans un service public comme l’hôpital, il y a une manière de faire une grève. Tout s’organise pour éviter des difficultés », souligne le directeur général de l’hôpital El-Maarouf. « Le code du travail est là pour nous aider dans la manière de travailler ensemble ».

 

C’était l’occasion pour le patron des lieux de montrer que l’hôpital a relevé le défi sur la pandémie de coronavirus, surtout lorsque les frontières ont été fermées. « Le défi était majeur mais nous avons fait de notre mieux », se félicite-t-il, tout en espérant que cette réunion avec la presse donnera ses fruits.

 

Andjouza Abouheir

 


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