Avant de s’envoler pour le 80e sommet des Nations Unies, le chef de l’Etat, Azali Assoumani a signé plusieurs décrets, changeant et mettant en place des nouvelles structures dans l’écosystème de l’administration comorienne. Deux nouvelles directions rattachées au ministère de l’aménagement et des finances, sont créées ou mises à jour. C’est selon, pour apporter plus clarification sur le rôle des uns et des autres, s’agissant de la direction du domaine, et pour traquer les mauvais payeurs pour ce qui est de la SNPSF, nouvelle version. En attendant, le comorien lambda attend toujours des réponses à leur quotidien, fait de délestage, de hausse des prix et de pénuries en tout genre.
Ancien directeur régional des impôts et des domaines, Youssouf Ismael Adolphe, vient d’être nommé nouveau directeur général des affaires foncières et domaniales par le décret 25-112 du président de la République en date du 19 septembre dernier. Figure de proue du camp présidentiel, il a été pressenti un temps à la direction générale des impôts, voir au ministère des finances, avant que le chef de l’Etat ne décide d’élargir ses compétences en le nommant au sein de cette direction des affaires foncières.
Après, feu Moilimou Djoussouf, Youssouf Ismael est reconnu par ses pairs comme étant parmi ceux qui maitrisent parfaitement le domaine foncier dans le pays. C’est donc une immense charge que vient lui confier le chef de l’Etat, alors qu’une grande réforme dans ce domaine est annoncée prochainement. L’autre fait marquant, lors des récentes nominations et la promotion de l’ancien député de la région de Mitsamiouli, Mohamed Ahamada Baco.
L’ancien élu et avocat de métier, est chargé de poursuivre les mauvais créanciers de l’ancienne société nationale des postes et services financiers (SNPSF) devenue Banque populaire des Comores (BPC). « Monsieur, Mohamed Ahamada Baco est nommé Directeur Exécutif du Fonds de gestion des créances douteuses irrévocables et des dettes toxiques de la société Nationale des postes et services financiers (SNPSF). Avec un passif estimé à 10 millions d’euro, la dette de cette ancienne structure récemment scindée en deux, reste un défi pour l’Etat son principal actionnaire. La nomination de cet ancien avocat pourrait-il permettre à l’Etat de recouvrer ses dettes. Tout ça dans un contexte où la Banque Centrale des Comores a récemment pointé du doigt ce phénomène des créances douteuses qui touche l’ensemble du système bancaire national depuis plusieurs années.
Imtiyaz
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