Mesures barrières et pass sanitaire, une jauge de 50 personnes dans les évènements culturels et coutumiers sur fond d’explosion des contaminations à la covid-19 dans le pays et 7 nouveaux décès depuis début décembre. La fête de fin d’année fut restreinte pour beaucoup et morose pour d’autres.
Face à une recrudescence des cas de covid-19, le gouvernement tente de rassurer la population surtout après la décision d’autoriser une reprise des cérémonies de grands mariages dès le dimanche 02 janvier. Lors des fêtes de fin d’année, les contrôles ont été intensifiés sur les routes et à l’entrée des hôtels et restaurants, même si le ministère de l’intérieur a sorti une note sur l’assouplissement des mesures. « Les événements culturels et festifs sont autorisés dans un cadre familial et dans un lieu privé pour un maximum de cinquante personnes. Le strict respect de ces dispositions fera l'objet d'un contrôle renforcé des forces de l'ordre le 31 décembre particulièrement », a prévenu le ministère de l’intérieur.
Une chose qui n’a pas été prise à la légère, toute la journée et jusqu’en fin de soirée à l’occasion du réveillon du 31 décembre. Les éléments de la gendarmerie nationale et de la police nationale étaient déployés dans tous les axes et recoins de la capitale afin de veiller au respect du code de la route, car aucune infraction ne sera tolérée. Ces derniers ont également procédé au contrôle du pass sanitaire et du respect des mesures préventives dans les milieux festifs.
Un dispositif appliqué à la lettre. Rencontré dans un hôtel de la place, Said Ibrahim, « un je viens » confie que « c’est une bonne chose. Car la maladie circule très vite. Moi par exemple, j’avais songé amener ma femme et mes enfants pour fêter à Al Camar-lodge mais la situation ne nous permette pas, donc nous sommes venus manger ailleurs. Comme on dit la santé d’abord », souligne-t-il.
Si Said pense que c’est une bonne chose, ce n’est pas le cas de certains habitués de l’ambiance des réveillons, qui ont trouvé cette fin d’année si morose. « Sincèrement j’avais réservé au Golden Tulip mais là, on nous a annoncé que cela n’était pas possible (limitation stricte des tables pour 50 personnes, ndlr). Donc on n’a pas fêté. Rien que ce matin, nous avions plus de 100 cas. Finalement, nous allons célébrer le1er janvier chez nous », avance Mariama Moisoib. Pour rappel, pour le vendredi 31 décembre, le dernier bulletin du ministère de la santé annonçait 173 nouveaux cas de Covid-19, et 1733 cas actifs sur l’ensemble du territoire national.
Andjouza Abouheir
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