Le partage du rapport annuel 2023 de Dahari démontre des visions et accomplissements à féliciter. Dans l’implication de la protection de l’écosystème, plusieurs objectifs sur le plan forestier, agronomique et maritime ont été atteints.
Le rapport annuel de 2023 de Dahari démontre qu’il est entrain de capitaliser sur toutes ses expériences depuis son lancement en 2013 à Anjouan pour s’élargir sur la Grande Comores. Aujourd’hui l’ONG articule ses interventions sur 3 cibles à savoir la forêt, agroforêt et marin. Sur le programme forêt, l’objectif de l’ONG est de conserver et restaurer un tiers des forêts d’Anjouan en signant des accords de conservation avec 1000 agriculteurs. Parallèlement, Dahari développe une deuxième zone d’intervention autour du massif de la Grille à la Grande Comore. « Ce programme cible la restauration des zones forestières qui sont clair pour la gestion de l’eau et la biodiversité et ça servit à la signature des accords individuels avec les agriculteurs parce que si on veut restaurer les forêts des Comores il faut que les agriculteurs bénéficient de cette restauration à notre appréciation », souligne Hugh Doulton, co-directeur de Dahari.
Agroforêt, le deuxième programme vise une transition agroécologique productive. A travers la mise en place de fermes modèles et d’initiatives de reboisement, leur objectif est d’inciter les agriculteurs à adopter des pratiques agroforestières tout en réduisant les pesticides. « On est juste entrain de démarrer sur le domaine agrologique qui est sensé améliorer la production des agriculteurs et agricultrices mais en même temps protéger le sol. Ce sont des choses comme par exemple des pesticides naturels pour remplacer des pesticides chimiques mais aussi pour associer les cultures et planter plus d’arbres dans les champs. Le paysan peut gagner son gagne pain mais aussi la terre sera protégée » montre-t-il.
Le troisième programme est marin. Il consiste à soutenir des associations de pêcheurs pour mettre en place un modèle de gestion marine communautaire sur 950 hectares de récifs le long de la côte sud-ouest d’Anjouan et de créer les conditions nécessaires pour étendre ce modèle aux autres iles de l’archipel. Selon lui, de nombreuses associations travaillent sur la protection de l’écosystème et la régulation de la pêche puisque les récifs sont très dégradés. « Après constat de la quantité minimale des poissons venant des pécheurs, nous avons décidé de prendre des dispositions tout en alertant tout le monde surtout les pécheurs puisqu’ils sont apte de prendre en charge l’écosystème afin de trouver des solutions ensembles », affirme-t-il. Et de préciser : « A Anjouan, là où nous sommes basés, à cause de l’utilisation des dynamites dans le passé, la mer a été empoisonnée et nous travaillons avec le gouvernement, les associations et acteurs pour essayer de voir le chemin pour remédier ».
Depuis sa création, l’ONG Dahari a prêté assistance à la communauté Comorienne sur plusieurs angles. « On a soutenu 75.000 personnes en 10 ans y compris les familles des agriculteurs et des pécheurs qu’on a travaillées avec ; on les a aidés à planter 420.000 arbres sur Anjouan, on les a aidés à planter plus de 280.000 semences vivrières sur Anjouan et la Grande Comores », ajoute-t-il.
Mohamed Ali Nasra
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