Après l'évaluation organisée le mercredi 2 août par le barreau de Fomboni en collaboration avec le parquet, les résultats sont finalement tombés le samedi 5 août. 11 candidats ont été retenus sur 14 qui avaient subi le test. La cérémonie de prestation de serment a eu lieu mercredi 9 août dernier devant une foule nombreuse. C’était l’occasion pour le bâtonnier ainsi que le procureur général de faire la morale à ces jeunes avocats.
« Partout où vous allez exercer votre stage, vous êtes appelé à vous rendre de temps en temps au tribunal de Fomboni muni de la convention de stage avec votre maître ». Ce sont les mots du bâtonnier du Barreau de Fomboni Me Rahabaydine Hamdia lors de la cérémonie de prestation de serment mercredi dernier de 11 avocats retenus suite à l’évaluation réalisée par le barreau de Fomboni conformément à la loi portant organisation de la profession d’avocat.
Ces jeunes désormais avocats stagiaires venus en presque totalité de Ngazidja et de Ndzouani sont donc appelés à exercer fréquemment au tribunal de Fomboni qui a exprimé le besoin auprès du ministère de tutelle. Ils vont faire 2 ans de stage avant leur titularisation. « Si les conditions sont réunies », précise le bâtonnier qui ajoute en plus que le barreau a la prérogative de radier un avocat s'il commet une faute professionnelle grave. « C’est une profession libérale certes, mais réglementée par une loi que chacun a intérêt à lire régulièrement et à respecter », rappelle-t-il.
Même son de cloche pour le procureur général (PG) Abasse Houtoib. « Nous n’allons pas autoriser un avocat de plaider au palais de justice de Fomboni si dans ses écrits il n’est pas mentionné son nom et celui de son maître de stage », dit-il. Ce dernier s’est réjoui d’abord de voir des avocats stagiaires des autres îles dans cette cérémonie, ce qui prouve, dit-il, que la justice comorienne est unitaire. Il a ensuite indiqué que l’avocat est le métier le plus noble de la planète. Cependant il appelle ces auxiliaires de justice à faire preuve d’un comportement digne d'un avocat.
« La loi prévoit des décharges qui doivent être signées au bureau du président du tribunal de première instance entre l’avocat et son client pour éviter d’autres contentieux après un éventuel décès de l'une des deux parties avant la fin de l’affaire », souligne-t-il car cela n’est pas souvent pris en compte dans notre pays alors que c’est bien prévu par la loi. Avant de clore son propos, le PG exhorte ces jeunes avocats à ne pas s’ériger en adversaire des juges, à privilégier l’appel au lieu de réunir à tout moment la presse pour dénoncer un juge afin de prouver au client qu’il a bien défendu.
Riwad
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