Dans le cadre du projet OIC (océan innovation challenge) de défi de l'innovation océanique sur les déchets plastiques et cannettes, lancé en juin 2021 à Fomboni Mohéli, une opération de ramassage de ces types de déchets est lancée jeudi 4 août dernier dans les différentes plages de la commune de Moilimdjini et Msutruni. Cette activité est rendue possible grâce aux efforts conjugués de l'agence nationale de la gestion des déchets (ANGD) avec le PNUD comme partenaire financier en collaboration avec le projet OIC et le PNM.
Faire le triage des déchets éparpillés sur les plages notamment les déchets plastiques demeure le défi à relever ce jeudi 04 août par l'Agence nationale de la gestion des déchets en partenariat avec le projet OIC. Pour ce faire, une opération spéciale a eu lieu ce jeudi et avait comme objectif de conscientiser la population locale sur l'importance du recyclage mais aussi protéger l'environnement notamment les milieux du littoral. Cette activité a débuté sur la plage de Djoiezi, Bangoma et toute l'étendue du littoral de Fomboni. Cette initiative est appuyée par les autorités de l'île, le PNUD ainsi que le Parc National de Mohéli (PNM). Lors de cette première journée de ramassage des déchets plastiques et cannettes, plusieurs associations communautaires ont pris part à l’opération de propreté.
L'ANGD a également impliqué les plus jeunes dans cette lutte contre l'éparpillement des déchets. « Ce projet vise à identifier et mettre en place des sous-centre du traitement des ordures dans les trois régions de l'île de Mohéli. Notre vision c'est de créer un système de rachat pour que la communauté locale puisse vendre ces déchets plastiques et tout ce qui est de Canette. Avant cela il faut comprendre que le littoral est un milieu qui devrait être protégé car plusieurs facteurs pourraient nuire à l'environnement marin » explique Moegné Ali Moegné, Expert National en Gestion de déchets du projet OIC. Ce projet pense également installer un centre de stockage des déchets dans la capitale de l'île pour nettoyer les plastiques afin de penser à les commercialiser. « Une fois la collecte faite dans les autres régions, ces déchets seront transportés dans la capitale pour être ensuite exportés à l'extérieur du pays » rassure l’expert. L'idée, selon lui, est de redonner vie à ces ordures.
« Aux années passées nos plages étaient propres. Mais ce n'est plus le cas actuellement. Pour protéger cet écosystème, il faudrait qu'on change le comportement dans notre pays » souligne Dhoul Hadj Imane, président de l'association de développement communautaire de Mouzdalifa. Étant une île qui se veut touristique, Mohéli a fortement besoin de ce genre d’activités pour promouvoir ce secteur mais surtout maintenir le classement en tant que réserve de biosphère attribué par l'UNESCO.
Riwad
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