Pour la énième fois, le journaliste Oubedillah Mchangama a été arrêté par les forces de l’ordre alors qu’il couvrait une manifestation hostile au régime, hier matin à Volo-volo. Le Syndicat des journalistes « réclame sa libération immédiate ».
C’était hier jeudi 07 janvier, dans la matinée, que la liberté de la presse a reçu son énième coup de boutoir à travers l’arrestation arbitraire d’un journaliste. Alors qu’il était en train de couvrir une manifestation hostile au régime à Volo-volo, le journaliste de Fcbk Oubeidillah Mchangama, qui est, soit dit en passant, l’équivalent de Remy Buisine et son média en ligne « Brut », a été arrêté par les forces publiques qui l’ont conduit à la gendarmerie nationale.
Le journaliste, membre du Syndicat national des journalistes aux Comores, SNJC, « filmait et commentait le déroulement de la marche au moment où il a été arrêté. C’est donc dans l’exercice de son métier que les forces de sécurité l’ont embarqué », note le SNJC dans un communiqué publié dans la soirée. Le Syndicat regrette qu’il « n’a pas pu prendre connaissance des motifs qui ont mené à l’arrestation du journaliste malgré plusieurs tentatives en ce sens », mais constate, en revanche, qu’Oubeidillah « a déjà fait l’objet de plusieurs arrestations et emprisonnements par le passé, lesquels n’ont finalement jamais pu être tout à fait justifiés ». « Le Syndicat National des Journalistes aux Comores condamne de ce fait ce qu’il estime être un acharnement des forces de sécurité contre son membre, et réclame sa libération immédiate ».
Hier matin, des manifestations ont eu lieu à Ngazidja notamment à Moroni et à Hahaya. Les manifestants réclamaient le rétablissement de l’État de droit. Dit autrement, la Tournante à Anjouan en 2021 et donc l’Accord-cadre de Fomboni de 2001. La veille, l’ancien patron de Fcbk FM reconverti à la politique Abdallah Abdou Hassane alias Agoi s’est fait cueillir par les forces de l’ordre alors qu’il se trouvait en voiture sur la route entre Itsandra et Ntsoudjini selon nos informations. Il est le président de l’antenne comorienne du Mouvement Dawla Ya Haki (État de droit) dont le noyau dur se trouve à l’extérieur du pays. Le secrétaire général de l’Union de l’opposition Youssouf Said Soilihi fait partie des quatre manifestants interpellés hier.
Andjouza Abouheir
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC