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des Comores

Ouverture de la Meck Moroni à Ntsoudjini / Plus besoin de se déplacer à Moroni...

Ouverture de la Meck Moroni à Ntsoudjini / Plus besoin de se déplacer à Moroni... © : HZK-LGDC

La Meck-Moroni vient de s’implanter à Ntsudjini. L'ouverture de cette agence est une grande opportunité pour cette institution financière mais aussi pour la population de cette région.


Une agence de la Meck-Moroni vient d'ouvrir ses portes ce week-end à Ntsoudjini, le chef-lieu de la région d’Itsandra. L’ouverture de cette annexe qui a eu lieu dans l’après midi de ce samedi est acte important pour les habitants de cette localité et bien sûr de la région. « Il s'agit d’un moyen de nous décentraliser. Ainsi, il faut conserver notre patrimoine», se félicite Said Djae un des notables de la ville, tout en adressant ses remerciements à l'union de Meck pour leur initiative appuyée par l'association Trengwé La Padjidjou. A en croire le Président du conseil d’administration de Meck Moroni, « l’idée d’élargir le réseau de la Meck Moroni consiste à offrir un service de proximité et à se rapprocher de la population afin de limiter les déplacements et la perte de temps liée aux nombreuses files d’attente dans l’établissement sis à Hankunu (Moroni), dans la capitale ». Et Idi Abdoul Ghaniou, d'ajouter que « la Meck c’est pour les pauvres de notre pays ».

 

L'ouverture de cette agence dans cette ville n'est pas fortuite. « La région d’Itsandra et son chef-lieu sont une cheville ouvrière de la Meck-Moroni, entre autres, grâce à leur dynamisme. L’agence est donc «une suite logique». Et elle a vu le jour en collaboration avec l’association «Trengwe la Padjidjuu auquel je rend un hommage», déclare la directrice de la Meck-Moroni. Laila Saïd Hassani, dans son discours a expliqué la principale mission de la Mutuelle d’épargne et de crédit ya Komor et de la microfinance. « Dans les faits, dit-elle, la microfinance a pour objectif de fournir des services financiers à toutes les couches de la population, notamment les personnes exclues du système bancaire classique. Ce qui comprend la fourniture de plusieurs produits et services tels que l’épargne, l’assurance, les paiements, les transferts d’argent…».

 

Elle a expliqué en quoi la microfinance est une opportunité pour le développement communautaire et la lutte contre la pauvreté. Régulariser l’argent issue des différentes tontines, se serrer les coudes, développer l’esprit d’entraide ou encore tirer vers le haut l’ensemble de la population indépendamment de leurs portefeuilles ou métiers mais aussi soutenir les initiatives personnelles, communautaires ou associatives sont quelques-unes des idées développées lors de cette brève présentation afin de soutenir le développement communautaire, la mise en place d’infrastructures et la lutte contre la pauvreté. Au niveau de la diaspora, qui, rappelons-le, est jusqu’ici confrontée à la difficulté de ne pas pouvoir envoyer de grosses sommes d’argent dans le pays, Laila Saïd Hassani assure que de nombreux partenariats avec différentes institutions ont été noués pour faciliter ces transactions.

 

Ibnou M. Abdou

 


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