Dans le cadre du renforcement de la gouvernance des écosystèmes côtiers et marins de l’Océan Indien, la France, décidée à appuyer 4 pays membres de la sous-région, octroie une enveloppe de 10 millions d’euros à la Commission de l’océan indien (COI).
Renforcer la gouvernance régionale, nationale et locale des écosystèmes côtiers et marins de l’Océan Indien, mettre en œuvre des chantiers innovants, variés et réplicables de restauration et d’exploitation durable d’écosystèmes côtiers et marins en s’appuyant sur des groupes de travail scientifique, sont les objectifs du projet de résilience des écosystèmes côtiers financé par la France à travers l’Agence française de développement (AFD) et le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM).
L’annonce a été faite ce jeudi 20 février à la résidence de l’ambassadeur de France auprès de la République de Maurice, lors de la signature d’une convention de financement en subvention à hauteur de 10 millions d’euros dont 8,5 millions de l’AFD et 1,5 millions du FFEM entre le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, le secrétaire général de la COI, Hamada Madi et le directeur de l’AFD pour Maurice et les Seychelles André Pouillès-Duplaix.
Jugeant important de protéger les écosystèmes côtiers qui « fournissent des services écosystémiques essentiels pour les populations des États membres », le bureau environnemental de la commission se doit de déployer les efforts pour protéger ces secteurs souvent mis à mal par une gestion peu durable du milieu et par des effets du changement climatique aggravant l’érosion.
Sur les cinq États membres de la COI, quatre pays, à savoir les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles, seront appuyés pour renforcer la résilience de leurs zones côtières, « en alliant adaptation aux effets négatifs du changement climatique et protection de la biodiversité, conformément aux recommandations des derniers rapports du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) et de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) ».
Au cours de ce projet qui sera mené sur les quatre pays membres, des écosystèmes seront restaurés et des filières durables génératrices de revenus seront développées sur les sites pilotes retenus et cela via un appel à projets.
A.O Yazid
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