La première réunion des Paroles de femmes a eu lieu le vendredi 11 octobre à l’Alliance française de Moroni. Cette première réunion d’une série de rencontres organisée mensuellement par l’Alliance française de Moroni intitulé « Paroles de femmes » a pour but de partager l’expérience de la femme afin de retenir un enseignement et un débat sur son rôle dans la société. Cette rencontre animée par madame Laila Saïd Hassane directrice exécutive de la Meck Moroni, était basée sur l’itinéraire d’une femme.
C’était vers 16h, vendredi dernier que la première rencontre de « paroles des femmes » a eu lieu. Des femmes se sont réunies à la bibliothèque de l’Alliance française de Moroni, pour leur première rencontre d’échanges. La salle était remplie de femmes de tous les domaines sociaux et intellectuels et elles ont beaucoup apprécié cette rencontre. C’était aussi une opportunité pour elles d’échanger avec madame Laila Saïd Hassane sur certains sujets. Deux sujets étaient au cœur de la réunion à savoir le fonctionnement de la Meck Moroni et le rôle da la femme dans la société.
La diplômée en finance a montré qu’elle a réduit les ventes aux enchères par année. Et de regretter que « c’était un échec pour moi, car ce n’est pas le rôle de la Meck de vendre les biens des gens. Mais, j’ai dû augmenter finalement, parce que ça a donné des mauvaises habitudes. Malheureusement il y a des gens qui ne remboursent leurs crédits que sous la menace de la vente de leur gage, c’est une réalité que je vis au quotidien. 90% de ces impayés ont des moyens pour payer leur crédit, mais ils font le choix de ne pas payer et tout le monde n’est pas dans ce cas ». Mais « ils y a ceux qui ont les moyens et qui décident de ne pas payer parce qu’ils connaissent le directeur ou ils vont mettre l’argent dans un autre pays. Donc parfois l’institution n’a pas d’autre alternative que de vendre leurs biens », a-t-elle justifié.
La directrice exécutive de la Meck Moroni, a rebondi sur la question des bourses d’études accordées aux élèves par la Meck. Elle a affirmé que « pour bénéficier d’une bourse d’étude, il faut répondre à quatre critères fondamentaux ; d’abord être membre de la Meck, obtenir une mention au Bac, et puis la situation socio-économique familiale. Car on privilège les enfants les plus modestes, mais également les enfants démunis, puis le programme d’études supérieurs doit être cohérant avec les études à entreprendre ».
Quant au rôle de la femme au niveau sociétal, Laila Said Hassane s’est montrée assez réservée. « Mais j’ose un peu faire part de mon expérience et je n’ai jamais vécu mon statut de femme comme un obstacle. Aujourd’hui, en réalité les choix qui sont faits au niveau de notre pays, sont différents quand on regarde les postes clés, y compris les directions et les secrétariats généraux sont minoritairement occupés par des femmes. Quelque part il y a un blocage, donc la femme n’a pas suffisamment sa place dans les instances de prise de décisions », lance-t-elle. Elle a saisi cette occasion pour appeler à la mobilisation des femmes comoriennes dans l’objectif de conquérir leur place au niveau des instances publiques.
Nassuf Ben Amad
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC