La Gazette

des Comores

Partenariat CCQA-CCIA-Anjouan : Quand le Québec tend la main à Anjouan

Partenariat CCQA-CCIA-Anjouan : Quand le Québec tend la main à Anjouan © : HZK-LGDC

"Une signature historique à fort potentiel de développement" c'est qu'a dit le président de la CCQA, mercredi dernier, lors d'un événement qui s’est déroulé par visioconférence à la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat (CCIA) d’Anjouan. La signature d’un protocole d’accord entre cette institution comorienne et la Chambre de Commerce Québec-Afrique (CCQA). Un acte qui dépasse le cadre symbolique pour jeter les bases d’une coopération active entre les Comores et le Canada, avec pour objectif, le transfert de compétences, de technologies et de savoir-faire vers l’archipel.


La cérémonie a vu la présence d’Ibrahim Aboulhouda, président de la CCQA et originaire d’Anjouan, figure emblématique de la diaspora comorienne au Canada. À ses côtés, Mohamed Houmadi alias Bindjo, président de la CCIA Anjouan, ainsi que plusieurs cadrees de la CCIA. L’un des axes majeurs de ce protocole repose sur le renforcement des capacités institutionnelles, techniques et organisationnelles de la CCIA-Anjouan. Cela passera notamment par un appui au réseautage international, l’ouverture à de nouvelles opportunités d’affaires et surtout, par la mise en place de formations spécialisées autour de secteurs porteurs tels que l’agriculture, les technologies et l’artisanat. Comme l’a souligné Mohamed Houmadi, président de la CCIA Anjouan dans son discours de clôture : « Nous nous engageons à ouvrir de nouvelles perspectives pour nos entrepreneurs. Votre rôle, monsieur le président de la CCQA, est celui d’un pont vers un renforcement rentable tourné vers l’action, le partage et le progrès.» Le protocole prévoit également un accès facilité aux structures de base et aux acteurs stratégiques canadiens, grâce à la médiation de la CCQA, afin de lancer des projets communs dans des domaines d’intérêt prioritaire.

Cette avancée est aussi le fruit de la mobilisation de la diaspora comorienne, en particulier celle vivant au Canada. Ibrahim Aboulhouda incarne parfaitement cette élite diasporique capable de créer des ponts entre le pays d’origine et les centres de compétences internationaux. Son engagement personnel et professionnel en tant que président de la CCQA illustre comment la diaspora peut agir comme catalyseur pour impulser le développement local. Son intervention lors de la cérémonie a rappelé l’importance de cette vision à long terme : « Cette convention ne date pas d’hier. Le facteur temps et les circonstances ont retardé sa concrétisation. Mais aujourd’hui, nous sommes engagés à mettre en œuvre toutes les technicités nécessaires pour réaliser les projets structurants que nous avons imaginés.»

Au-delà de la signature, les deux institutions se sont engagées à formaliser plusieurs projets conjoints dans les mois à venir. Cela inclura notamment la création de structures de collaboration permanentes, la participation à des programmes de réseautage international comme le réseau TAGE, ainsi que la mise en place de formations techniques et entrepreneuriales.Selon Abderemane Ahmed Koudra, conseiller technique du président de l’UCCIA : « Le réseautage est une opportunité dans notre quotidien insulaire. On doit compter sur notre diaspora d’élite, qui servira de locomotive pour ce transfert de compétences.»Et comme l’a résumé Segbedji Parfait Alhounhin, directeur des projets à la CCQA : « C’est une première expérience pour une telle convention pour notre chambre. Elle va permettre de faciliter l’accès aux structures de base sur la technologie, l’agriculture et l’artisanat.»

Cette initiative marque une première étape décisive vers une coopération structurée entre le Canada et les Comores, avec Anjouan comme point d’ancrage. En mettant en avant le savoir-faire canadien et les compétences de la diaspora, ce partenariat ouvre des perspectives nouvelles pour le développement socio-économique de l’archipel. L’enthousiasme partagé par les deux parties laisse entrevoir une dynamique durable, fondée sur le transfert de savoirs, l’innovation et la solidarité. Une démarche exemplaire, où la diaspora joue un rôle central, non seulement comme ambassadeur, mais aussi comme acteur direct du progrès.

Younes

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.