C’est en tout cas ce qui ressort du rapport du Fonds monétaire international sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne. En 2025, la croissance globale du continent doit se maintenir autour de 4,1% avant de connaitre une légère augmentation l’année prochaine. Toutefois, le rapport indique que des facteurs de vulnérabilité dans le domaine macroéconomique existent bel et bien. « La plupart des pays de la région concentrent une multiplicité de facteurs de vulnérabilité, aussi bien sur les plans monétaire, financier, extérieur que budgétaire, ce qui compliquera leur réponse à de futurs chocs » peut-on lire dans le document.
« L’économie de l’Afrique subsaharienne fait preuve de résilience malgré un contexte extérieur difficile où les perspectives pour les prix des produits de base sont inégales, les conditions d’emprunt restent contraignantes et le commerce mondial et l’aide internationale se détériorent. La croissance économique devrait s’y maintenir à 4,1% en 2025, puis enregistrer un léger regain en 2026, à la faveur de la stabilisation macroéconomique et des réformes en cours dans plusieurs des principales puissances économiques de la région » observe le rapport du FMI sorti à la fin du mois d’octobre. Aux Comores, la croissance sera de 4% pour 2025, avant de connaitre une chute à 3,8% l’année prochaine à en croire toujours les chiffres du FMI, soit 2% de moins que la moyenne des pays pauvres en ressources naturelles.
Sur la dette publique, le niveau va rester relativement faible en 2025 (30,2%) avec une légère augmentation de 2,4% en 2026. A comparer avec nos voisins, Maurice (88,1%, 88,7%), Madagascar (49%, 50%), les Comores sont relativement épargnées, même si la nature de l’endettement qu’elle soit intérieure ou extérieure fera la différence sur la capacité réelle de remboursement. Aux Comores, selon des chiffres de la Banque mondiale, sur la période 2021-2023, 80% de la dette publique venait de l’extérieur.
Si emprunter à l’extérieur est toujours problématique pour les économies nationales, aux Comores en principe cela ne doit pas causer de problème dans la mesure ou l’usage de la dette sert à des investissements supposés productifs (infrastructures routières, énergie, éducation …), malheureusement cela ne prend pas ce chemin, dans la mesure ou les milliards injectés sur le secteur énergétique peinent encore à donner ses fruits, pire le pays risque de replonger dans un processus d’endettement à cause de certains choix d’investissement inappropriés. La Société Nationale d’Electricité (SONELEC), malgré les nombreux plans de relance des partenaires bi et multilatéraux, reste au point mort (BAD, EAU…).
Imtiyaz
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