Les automobilistes ont compris le message de la gendarmerie. Des files d’attente se rallongent devant les magasins Comor Optic, Ayaz et à Gobadjou dans l’objectif de se confectionner une plaque conformes aux règles. La date butoir est fixée à la fin de ce mois de décembre.
Bien que la gendarmerie ait accordé aux propriétaires des véhicules de choisir le type de matériel, plastique ou aluminium, ils sont nombreux à se rendre chez New Bazar pour se procurer de la nouvelle plaque minéralogique avec des écritures en blanc sur fond noir, et surtout lisible à 10 mètres. Sur les lieux, des voitures, des minibus, voir même des motos rallongent la route de Magoudjou jusqu’à Comor Optic. Chacun attend son tour pour se munir de la fameuse plaque. « Je suis venu ici depuis 6 heures du matin et voilà il est midi, j’attends toujours mon tour. Les choses sont difficiles, car du jour au lendemain, on nous oblige à changer de plaque. En tout cas moi j’ai eu de la chance contrairement à d’autres qui ont été obligés de payer une amende », avance Patrick, un jeune originaire de Chezani.
Depuis la semaine dernière, les forces de l’ordre sont sur le terrain pour obliger les usagers à changer leurs plaques d’immatriculation. « Nous n’avons pas le choix, nous sommes obligés de nous conformer aux règles. Le prix varie selon les plaquettes et la dimension, entre 6500 fc à 7500 fc », souligne Elhad Mohamed, avant d’ajouter que « le choix de venir à New Bazar se résume à la rapidité. Les autres endroits sont connus pas leur lenteur et ici la situation se règle le même jour. Nous ne voulons pas des problèmes avec la gendarmerie ». Même son de cloche pour Youssouf qui donne plus de confiance à New Bazar en revanche mais s’étonne de ces règles hâtives de la gendarmerie. « J’ai perdu tout mon temps ici, car je ne veux plus avoir des problèmes », dit-il.
Si une file indienne a été constatée chez Comor Optic, ce n’est pas le cas chez Ayaz ou à Gobadjou, où les choses se déroulaient comme sur des roulettes. Pour rappel, lors de la conférence de presse tenue par la gendarmerie samedi dernier, la brigade routière a expliqué que cette opération a été motivée par la volonté de renforcer la lutte contre les délits et les crimes impliquant des voitures mais aussi l’instauration d’un système pour harmoniser les plaques d’immatriculation en vue de leur identification selon leur usage civil, administratif ou diplomatique, et ainsi éviter une certaine anarchie qui semble perdurer depuis des années.
Andjouza Abouheir
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