Pour vulgariser les lois pour la protection de l’enfant et de la femme, le ministère de la santé en collaboration avec le commissariat au genre a organisé un atelier pour réfléchir sur l’appropriation des lois et textes relatifs à la lutte contre les violences basées sur le genre. La loi Mourad, la loi Fatah et le code de la famille mis sur le plateau.
Un atelier de réflexion et d’appropriation des lois et textes de lutte contre les violences basées sur le genre et leur applicabilité pour la protection juridique et judicaire des victimes de violence a débuté mardi 08 septembre à Moroni. Organisé par le ministère de la santé en collaboration avec le commissariat au genre, cette table ronde a réuni les acteurs de la lutte contre la violence faite aux enfants, à savoir la brigade des mineurs, les associations de la société civile ainsi que des magistrats dans un seul objectif celui de vulgariser les lois qui sont adoptés pour la protection de l’enfant et de la famille.
Dans son intervention, la commissaire au genre, Mariama Hamada Msa a rappelé les nombreux efforts consentis par le gouvernement à travers l’adoption et la promulgation de plusieurs textes relatifs à la promotion des droits de la femme et de l’enfant. C’était l’occasion de faire le tour d’horizon sur la politique menée depuis 2008 et sa réactualisation en 2017, ce qui a permis d’intégrer la composante de la violence basée sur le genre. « Nous avons déjà des lois bien définies, notamment la loi Mourad, la loi Fatah et le code de la famille qui protègent les enfants et les femmes. Donc aujourd’hui nous avons fait appel aux magistrats et aux ONG pour qu’ils s’approprient ces lois pour enfin éradiquer ce fléau », souligne-t-elle.
De son coté, la présidente de l’association Mwana Tsi Wamdzima a expliqué que cet atelier est « fructueux » et « va permettra de comprendre en amont les points faibles et forts des textes pour la protection de l’enfant ». « Nous avons sollicité, au moyen d’un mémorandum de plaidoyers, au chef de l’État l’application stricte de la loi déjà en vigueur. Tout cela va éviter le lynchage public et va accroitre les dénonciations des actes criminels et limitera les arrangements », espère Nadjda Said Abdallah.
Andjouza Abouheir
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