La nouvelle ministre de l’information Fatima Ahamada a reçu ce mercredi 24 juillet les responsables des medias. Cette première rencontre était l’occasion d’aborder les véritables défis du secteur, avec un focus sur la régulation et l'amélioration des pratiques journalistiques.
Aussitôt nommée, la ministre de l’information Fatima Ahamada n'a pas perdu de temps pour s'atteler à la tâche. En moins de deux semaines, elle a organisé une rencontre avec les directeurs généraux et les responsables des médias publics et privés. Cette réunion, tenue ce mercredi 24 juillet, avait pour but de faire une prise de contact et de discuter des défis auxquels le secteur des médias est confronté. Dans son mot d'ouverture, la ministre a souligné l'importance de la collaboration pour réussir dans sa mission. « Je ne peux pas travailler seule. Certes, je viens du métier, mais tout le monde sait qu'une seule main ne peut pas applaudir. Ensemble, nous irons de l'avant. Je préfère commencer mes rencontres avec vous afin de voir ensemble les voies et moyens pour relever les défis », a-t-elle déclaré.
Elhad Saïd Omar, directeur de publication de La Gazette des Comores, a ensuite pris la parole pour pointer du doigt l’Etat, qu'il accuse d'être responsable des dérives et du chamboulement du métier de journaliste dans le pays. « Les textes et les institutions sont là, mais c'est le manque d'application qui pose problème. Pourquoi cela », s'est-il interrogé. Dans son intervention, le directeur général de Radio Ngazidja Ibrahim Ali Saïd, alias Felix a expliqué « qu’aujourd'hui, nous avons eu l'occasion de parler de nos problèmes sans détour. Cette fois-ci, nous pouvons aborder nos préoccupations de manière concrète ».
D'autres intervenants ont partagé les préoccupations du directeur de La Gazette des Comores. C’est le cas du journaliste Andhum Bouton, de Radio RCM 13. Il a montré son mécontentement face à la tendance des organisateurs d'événements officiels à choisir des invités de connivence plutôt que de faire appel à des journalistes professionnels. « C'est l'État qui a légitimé les pseudos journalistes », a-t-il déploré, en référence à la pratique de certains individus utilisant leurs téléphones portables pour se faire passer pour des journalistes.
Présent à cet évènement le Président du CNPA, Aboubakari Boina a répondu en indiquant que toutes ces questions étaient en cours de réflexion pour améliorer la situation de la presse aux Comores. Le CNPA et le gouvernement travaillent en symbiose pour une régularisation du secteur. Et l'octroi de la carte de presse sera l'une des solutions pour encadrer les journalistes de manière plus stricte. La ministre a pris en compte les dolences et les inquiétudes des responsables des médias. Elle a promis que cette rencontre ne serait pas la dernière, tout en soulignant sa détermination à travailler de concert avec les acteurs du secteur pour renforcer le rôle des médias dans la société comorienne.
Ibnou M. Abdou
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