La première réunion du comité de pilotage du projet d’amélioration de l’environnement scolaire (PAES) s’est tenue hier jeudi en présence du ministre de l’éducation nationale. Ce projet a pour but la réhabilitation complète de 45 établissements scolaires, du primaire, collège et lycée, répartis entre Mohéli, Anjouan et la Grande Comore.
Présidée par le ministre de l’éducation et l’ambassadeur de France, la première réunion du comité de pilotage du projet d’amélioration de l’environnement scolaire (PAES) a eu lieu hier jeudi 03 novembre à Itsandra. Ce projet a pour objectif de réhabiliter 45 établissements scolaires, du primaire, collège et lycée, répartis entre Mohéli, Anjouan et la Grande Comore. Cette intervention concernera annuellement environ 25.000 jeunes filles et garçons,qui bénéficieront d’un environnement d’apprentissage amélioré.
L’ambassadeur de France, Sylvain Riquier a expliqué que ce projet va se doter d’un plan d’action réaliste et détaillé, assurera un suivi rapproché des activités et des échéances, et va coordonner des acteurs multiples à savoir maîtrises d’œuvre, entreprises de travaux, communautés éducatives. Et anticiper les difficultés et les imprévus qui ne manqueront pas de survenir au cours des 5 années d’exécution du projet. « Plusieurs actions clés ont en effet pu être mises en œuvre, au cours des derniers mois, par le ministère et notamment la cellule de gestion du projet, avec l’appui des équipes de l’AFD », avance-t-il. Il cite entre autres la réalisation des études de programmation sur l’ensemble des sites, la mise en place de l’équipe-projet, le recrutement des maîtrises d’œuvre pour les 4 lycées, le recrutement de la maîtrise d’œuvre en charge de la coordination des réhabilitations des écoles et des collèges, ou encore la définition des conditions préalables pour la relance de filière « briques de terre compressées.
De son côté, le ministre de l’éducation, Dr Takiddine Youssouf a expliqué que cet exercice institutionnel consiste à faire le bilan du travail réalisé durant la période écoulée et à se projeter dans le futur. Il s’agira d'analyser les résultats atteints par le projet dans sa phase de démarrage du 1er janvier au 30 juin 2022, prolongée jusqu'en août 2022. Ensuite, il sera question de valider le plan de travail budgétisé annuel qui commence en septembre 2022. Le premier projet performance et gouvernance de l'éducation aux Comores vise le renforcement des capacités de gestion des cadres du système éducatif, améliorer de manière efficace et régulière des données statistiques fiable. « Tout cela passera par une gestion révisée de la carte scolaire et une maîtrise des évaluations des acquis scolaires et des examens de fin d'année », dit-il.
Sur le plan local, ce renforcement de capacités se traduit par un appui aux acteurs de l'école, de manière à permettre aux élèves, aux parents d'élèves, aux enseignants et au directeur d'établissement d'être formés pour une gestion améliorée, transparente et inclusive de l'école. « L’enseignement des sciences se saurait être théorique. La physique, la chimie et les sciences de la vie de la terre seront assorties de travaux pratiques dans des laboratoires. C'est dans ce sens que l'IFERE sera sollicité pour prendre en formation initiale et continue la professionnalisation des métiers de l'éducation notamment les chefs d'établissement, les encadreurs pédagogiques des professeurs des collèges et de lycées », précise-t-il. Pour mémoire, ce projet est l’un des projets phares du plan de développement France-Comores et du programme Bundo La Malezi. Il est colossal par son montant de 21,9 millions d’€. Cette enveloppe a bénéficié d’un complément de 2 millions d’euros décidé lors du dernier comité de pilotage franco-comorien du PDFC, afin de conforter les moyens pour atteindre les résultats visés.
Andjouza Abouheir
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