Deux semaines après sa nomination en tant que nouveau mufti de la République des Comores, Saïd Aboubacar Djamalilayli vient de briser le silence. Depuis Paris où il se trouve, le successeur de Saïd Toihir Maoulana se prononce sur trois sujets à savoir sa nomination, la crise sanitaire mondiale et enfin la question de l'apparition du croissant lunaire marquant le début du mois de Ramadan.
Pour sa première sortie médiatique, le nouveau Mufti de la République a commencé par présenter aux autorités de l’Etat ses condoléances suite à la mort de l’ancien mufti, Said Toihir qui était selon lui, un grand frère. « Sa mort laisse un vide énorme dans le pays et dans plusieurs domaines. On passera plusieurs années pour avoir un remplaçant », laisse croire Fundi Aboubacar Djamallayli.
Sur sa nomination, il a remercié le chef de l'Etat pour cette confiance et remercie ses collègues qui, après avoir été tous consultés par le chef de l'Etat, ont porté à l'unanimité leur choix sur sa personne. « Moi seul, je ne peux rien faire. C’est pourquoi, j’appelle à la contribution et au soutien de tout le monde pour réussir cette noble tâche », sollicite-t-il.
S'agissant de la crise sanitaire mondiale, le nouveau mufti appelle la population à soutenir les mesures préventives prises par le gouvernement. « Actuellement, ce sont les médecins qui ont les commandes dans cette grave situation et on doit les écouter », dit-il.
Pour ce qui est du Ramadan, le nouveau mufti tient à rappeler que si le croissant lunaire apparaît ce jeudi, on commencera le ramadan ce vendredi. Dans le cas contraire, ce sera le samedi. « C’est ce que recommandent les textes coraniques et les hadiths du prophète », insiste Saïd Aboubacar.
Ibnou M. Abdou
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