Trois jours d’échanges, de partage d’expériences et d’idées, tel est le point phare du salon des entreprises. Cet évènement se veut résilient pour la promotion de l’écosystème existant, sur l’innovation et le réseautage national et international.
Le chef de l’Etat Azali Assoumani a lancé officiellement hier mardi 07 juin la première édition du Salon des entreprises. Durant trois jours, du 07 au 09 juin, ce salon fera la promotion de l’écosystème existant et va créer une plateforme de partage d’expérience et réseautage national et international. Dans son mot de bienvenue, la directrice de l’ANPI, Nadjati Soidiki a exprimé une triple satisfaction à savoir la conclusion de deux années porteuses d’espoir. En effet, malgré les crises successives et leurs effets économiques, l’Anpi a continué à promouvoir les investissements, les entreprises ont continué de se créer et les dispositifs d’accompagnement ont fonctionné. À titre d’exemple, de 2020 à 2021, l’on a enregistré des milliers d’entreprises ciblées, sensibilisées aux opportunités offertes par les Comores comme l’expo de Dubaï. Cette même période, ce sont 1468 entreprises créées à travers le guichet unique, soit une hausse de 350% par rapport à la période précédente.
Près de 2 milliard de francs comoriens d’exonération fiscales accordés aux entreprises du secteur productif. Des chiffres qui selon elle, sont le fruit de la résilience, du dynamisme conjugué entre le secteur privé et public. « Ce salon s’accompagne d’une seconde satisfaction, celle de réunir en une cause commune l’ensemble de l’écosystème entrepreneurial. Une cause que nous portons, en notre qualité de porte d’entrée de l’investissement, nous nous devons de créer et de rendre lisible le parcours de l’entrepreneur. Et cela ne peut se faire qu’en fédérant l’ensemble des structures d’accompagnement des entreprises publiques et privées, généralistes et sectorielles, les organisations professionnelles, les incubateurs et centres de formation, les institutions de financement, les auxiliaires de justice et les prestataires de service. La troisième satisfaction est que les entreprises aient pris la pleine mesure des enjeux de ce salon », étale-t-elle.
Un premier jalon important d’après le ministre de l’économie. Le salon permet à travers la mobilisation des acteurs du secteur privé local et international de mettre la stratégie de relance économique dans un cadre innovant et dédié aux opportunités d’entreprise et d’investissement dans le pays. « La bataille culturelle de l’entreprise, c’est à dire la prise de risque et l’innovation commence à devenir une évidence pour de nombreux jeunes comoriens. Cette batille doit être bien stricte. Il appartient donc à l’Etat d’apporter sa part de contribution », souligne-t-il.
Présent à cet évènement, le représentant du bureau de l’Union européenne, Pierre Beziz a montré que le commerce et le secteur privé sont au cœur des interventions de l’UE dans le pays et dans le cadre régional. Et au-delà de la coopération, elle accompagne les Comores à tirer des meilleurs profits des accords commerciaux visant à faire baisser le cout des facteurs de production avec des droits de douanes en baisse et à favoriser les capacités de transformation et d’exportation.
Quant au chef de l’Etat, il a montré qu’au moment où la digitalisation prend de plus en plus d’importance dans le développement économique mondial, ce salon doit s’imposer également comme outil qui permettra aux entrepreneuses et entrepreneurs de s’approprier les innovations qui leur permettront d’interagir vite et sans contraintes. « Il doit aussi permettre à notre pays de devenir, dans la région et dans la sous-région, un acteur important du développement mais aussi et surtout du e-commerce qui se développe progressivement dans les pays voisins, souligne Azali Assoumani. L’État est quant à lui, un régulateur, il crée les conditions d’un environnement propice aux affaires. C’est dans cet objectif d’ailleurs que nous avons mis en place le dialogue public-privé, et que nous nous sommes engagés à le renforcer au fil des jours », tout en instant sur le travail en symbiose pour l’émergence du pays.
Andjouza Abouheir
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