Le journal Massiwa n’est plus imprimé depuis le 14 janvier dernier. Ceci est dû aux impayés auprès de l’imprimeur. Autre raison, les journalistes ont entamé un arrêt de travail pour arriérés de salaire.
Cela va faire trois semaines que les quotidiens Massiwa et Alfjr ne sont plus imprimés. La raison, les deux quotidiens sont endettés auprès de l’imprimerie, Graphica. Toutefois, on a appris que le journal Massiwa est entré en négociation avec son imprimeur pour trouver une solution. « On est allé voire l’imprimeur pour trouver une issue. Mais ce dernier demande une garantie pour le paiement de la dette. Et sur ce point, les deux parties n’ont pas encore trouvé un compromis », indique Toufeyli Maecha, le rédacteur en chef du quotidien Massiwa. Toutefois, tout au long de ces trois semaines, le quotidien envoyait les versions PDF à leurs abonnés.
Outre les problèmes avec l’imprimerie, les journalistes de Massiwa ont déclenché depuis hier lundi un mouvement de grève. Ceci après un préavis d’une semaine. Les journalistes se plaignent des arriérés de salaires allant de 4 à 9 mois. « On a commencé notre grève hier lundi et ça va prendre fin le lundi prochain. Pour reprendre le travail, il faut au moins deux mois et c’est non négociable », avance-t-il, avant d’ajouter que « nous avons organisé une réunion avec l’administration, mais ce n’était pas satisfaisant ».
Le chef de la Rédaction du quotidien Massiwa espère que la direction trouvera une solution à cette question de salaire. « On va reprendre le lundi prochain. Et si le mercredi qui suivra notre reprise, on n’est pas payé, on va déclencher une grève illimitée et cette fois…», annonce Toufeyli Maecha.
Comme d’autres titres de la presse nationale, aujourd’hui, c’est Massiwa et Alfajr qui subissent de plein fouet les effets de la crise liée à la précarité du secteur de la presse en général, jusqu’à se trouver dans l’incapacité d’honorer ses coûts de tirage. Une situation qui devrait interpeler l’Etat car aucun organe de presse n’est épargné. Si les quotidiens privés disparaissent, c’est tout le pays qui perd en matière de droit à l’information. Il est temps que les autorités s’activent et accompagnent les médias privés au même titre les organes du service public qui eux, soit dit en passant, sont entièrement financés par les contribuables comoriens.
Mohamed Youssouf
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