La Gazette

des Comores

Presse / Un journaliste molesté par un gendarme... au tribunal!

Presse  / Un journaliste molesté par un gendarme... au tribunal! © : HZK-LGDC

Au tribunal de Moroni lors de l’audition des suspects dans l'affaire de l'agression du sergent Radjabou, un journaliste de la station radio Hayba Fm a été molesté. Abderemane Ahmed Ibrahim a été agressé physiquement par un gendarme de la brigade de recherches.


C’est dans une salle hautement sécurisée qu’une quinzaine de suspects a été auditionnée dans l’affaire Ali Radjabou, le militaire agressé dans un bureau de vote de Moroni-Hankounou. Interdit au public, un journaliste a pu toutefois s'immiscer. Abderemane Ahmed Ibrahim, journaliste à la station radio Hayba Fm, se trouvait à l’intérieur à l’arrivée des suspects. Muni de son badge, il se risquera à prendre en photo les suspects lors de leur entrée.

 

Harponné par un gendarme de la brigade de recherches qui a vu la scène, Abderemane a été accroché puis giflé par celui-ci qui lui a confisqué son matériel. « Si la loi interdit la prise d'images sans autorisation dans l'enceinte du Tribunal, pourquoi autoriserait-elle à un gendarme de molester un contrevenant qui ne présentait aucune menace ? », a écrit le directeur de Hayba Fm sur le Facebook de la radio privée.

 

Notre confrère Abderemane a finalement pu récupérer son téléphone « mais les photos ont été toutes supprimées ». Une énième attaque qui confirme le climat visiblement hostile à l'égard des journalistes dans l’exercice de leur fonction. Oubeidillah Mchangama de radio Kaz, Faiza Soulé Youssouf d’Al-Watwan, maintenant Abderemane Ahmed Ibrahim de Hayba Fm, tous ont été victimes d'agression et/ou d'acharnement, subissant des pressions de la part d’autorités ou agents de la force publique. Le Conseil National de la Presse et de l’Audiovisuel, organe régulateur, devrait réagir chaque fois que ce genre d’atteinte à la liberté de presse est commise. 

 

A.O Yazid

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.